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Lettre d’information n° 13 (avril 2011)

 

 

Cette lettre est diffusée par courrier postal ou internet aux personnes atteintes d’Alcaptonurie, à leur famille, aux amis et aux membres de l’ALCAP, aux donateurs, aux médecins et chercheurs, et à toute personne qui s’intéresse à l’Alcaptonurie en France et en Belgique.

 

Lyon, le 9 mai 2011

 

Chers amis de l’ALCAP,

 

 

1)      Prise en compte de l'Alcaptonurie à l'Hôpital Necker  :


Nous avons le plaisir de vous informer que, suite à nos discussions avec le Professeur Pascale de Lonlay, laquelle dirige le Centre de Référence des Maladies Métaboliques de l’Enfant et de l’Adulte (Ma.M.E.A. : http://mamea.aphp.fr ) à l’Hôpital Necker-Enfants Malades à Paris, l'Alcaptonurie est désormais prise en compte par le Centre de Référence Ma.M.E.A..

La réunion de lancement aura lieu le 11 juillet à Necker. Diverses disciplines y seront représentées : Maladies Héréditaires du Métabolisme, Rhumatologie, Génétique, Immunologie, Biochimie Métabolique, Pharmacie… De plus, le Professeur Robert Aquaron et le Docteur Franck Blanckaert nous ont déjà assurés de leur présence à cette réunion. Si d'autres professionnels de la santé sont intéressés, ils peuvent s'inscrire directement en contactant le secrétariat du Ma.M.E.A. (adresse ci-dessous).

C'est la première fois qu'un Centre de Référence va étudier cette maladie ultra-rare.

Nous sommes très reconnaissants au Professeur Pascale de Lonlay et tous les médecins participants qui acceptent de donner de leur temps et de leur énergie pour les malades atteints d'Alcaptonurie.

D’ores et déjà, le Professeur Pascale de Lonlay, nous a autorisés à informer nos patients (33 en France) qu’ils peuvent, dès maintenant, venir en consultation à Necker (contact : Mme Karine Lehec, Secrétaire du Centre de Référence des Maladies Métaboliques, Hôpital Necker-Enfants Malades, 149 rue de Sèvres, 75743 PARIS CEDEX 15, Tél. 01.42.19.26.94, Fax. 01.44.49.48.50).

 

 

2)      Fondation Groupama : rencontre patients - médecins :

 

Pour faire suite aux souhaits de nos patients, nous avons, en mars, déposé un dossier de demande de soutien, auprès de la « Fondation Groupama pour la Santé » (www.fondation-groupama.com) pour organiser une rencontre entre les patients atteints d’Alcaptonurie (et leurs familles proches), entre eux, mais aussi avec des médecins et des scientifiques.

Nous avons le plaisir de vous informer que la Fondation Groupama a retenu notre projet en nous accordant une subvention partielle.

Nous sommes très reconnaissants envers la Fondation Groupama pour la Santé pour l’aide apportée. Grâce à Groupama, ce sera la première fois que les patients français (et leurs familles)  pourront se rencontrer et parler avec des médecins connaissant la maladie.

Nous suggérons deux demi-journées de rencontres, à Paris, à la Plateforme Maladies Rares (hôpital Broussais), ou à l’hôpital Necker, de manière à ce que les personnes intéressées puissent voyager le matin de la première journée et retourner chez eux l’après-midi de la deuxième journée.

L’après-midi de la première journée pourrait être consacrée à une rencontre entre patients + familles. La matinée de la deuxième journée pourrait être consacrée à une rencontre patients-médecins.

Nous sommes ouverts à toutes suggestions : dates préférées, horaires, lieu, etc… Merci de bien vouloir contacter l’ALCAP à ce sujet.

Une participation (partielle) de l’ALCAP aux frais de voyage ou de subsistance (grâce à la subvention Groupama) sera éventuellement possible dans la mesure de nos possibilités et des besoins réels exprimés.

 

 

3)      AFM / Téléthon 

 

Avec l’AKU Society, nous avons eu la chance de rencontrer la Direction de l’AFM (Association Française contre les Myopathies : http://www.afm-telethon.fr).

Malgré leur emploi du temps fort chargé, Mme Laurence Tiennot-Herment (très dévouée et dynamique Présidente de l’AFM) et ses collaborateurs nous ont, lors d’une réunion particulière, très utilement avisés sur les actions que nous devons entreprendre pour faire progresser la recherche sur l’Alcaptonurie (protocoles de recherche, définition d’essais cliniques, recherche de financement, etc…).

Nous avons ensuite visité l’Institut de Myologie (Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière) qui a été créé grâce à l’AFM / Téléthon. Quelle réussite et quel magnifique exemple que cet Institut !

Un grand merci à l’AFM / Téléthon qui joue un rôle primordial dans la recherche sur les Maladies Rares. Rappelons que (entre autres) l’AFM / Téléthon, subventionne l’Alliance Maladies Rares (dont le soutien pour l’ALCAP est fondamental).

 

 

4)      Recherche sur l’Alcaptonurie en France :

 

Ce qui manque cruellement à l’Alcaptonurie en France, c’est une équipe de recherche sur la maladie (INSERM ou autre). Une équipe qui travaille en coopération internationale avec celles qui existent déjà en Grande Bretagne (Liverpool), USA (NIH Bethesda), Italie (Sienne), Slovaquie (Bratislava), etc…

Nous avons le plaisir de vous informer que grâce au GIS-Institut des Maladies Rares (http://www.institutmaladiesrares.net) dirigé par le Professeur Nicolas Levy, l’identification d’une telle équipe en France est en cours.

Rappelons que le GIS-Maladies Rares est installé à la Plateforme Maladies Rares sur le site de l’Hôpital Broussais.

 

 

5)      EURORDIS : Communautés Internet Maladies Rares

 

Un nouveau site internet vient d’être créé par EURORDIS (Alliance Européenne d’Associations de Maladies Rares : www.eurordis.org).

L’adresse de ce nouveau site est : www.rarediseasecommunities.org/fr

Il a pour but d’aider les patients à comprendre leur maladie, à rencontrer d'autres personnes atteintes et il fournit des outils pour mieux vivre avec elle.

L’Alcaptonurie y est bien sûr représentée puisque nous avons travaillé avec EURORDIS pourcréer des pages dédiées à la maladie :

http://www.rarediseasecommunities.org/fr/community/alcaptonuria-aku

N’hésitez pas à le consulter et à fournir vos témoignages (comme l’ont déjà fait des patients de l’ALCAP).               

 

 

6)      Nouvelles de l’AKU Society :

 

Comme la plupart d’entre vous le sait, l’AKU Society (Cambridge / Liverpool) est l’Association Britannique pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie. Cette association, très dynamique, est dirigée par le Dr. Nicolas Sireau, lequel a deux enfants (7 et 10 ans) atteints d’Alcaptonurie.

L’AKU Society, en plus de son site internet (www.alkaptonuria.info) édite un blog (en anglais) dédié à l’Alcaptonurie. Il est intitulé « le Guide de l’Alcaptonurie, Maladie Rare »  (http://akurarediseaseguide.wordpress.com) et est mis à jour presque journellement.

Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais, voici une liste (titres) de quelques unes des multiples activités de l’AKU Society résumées dans les nombreux articles de ce blog (premier trimestre 2011). A noter que le Dr. Nicolas Sireau a été invité (sans frais) aux manifestations listées ci-dessous.

 

6.1 : Participation à la Conférence organisée par la revue « The Economist » : présentation sur l’Alcaptonurie devant les dirigeants des 200 plus grandes sociétés pharmaceutiques mondiales réunies pour « The Economist Pharma Summit », dans un grand hôtel de Londres.

 

6.2 : Participation au Congrès Mondial sur les Médicaments Orphelins, à Genève. 

 

6.3 : Participation à la Conférence « Partenariat pour guérir » (« Partnering for Cures »), à New York.

 

6.4 : Intense lobbying auprès de la société pharmaceutique suédoise SOBI (Swedish Orphan Biovitrum) qui fabrique la Nitisinone.

 

6.5 : Participation à NORD (US National Organization for Rare Disorders) : Organisation Nationale Américaine pour les Maladies Rares.

 

6.6 : Obtention de financement pour l’AKU Society : amis et famille (www.justgiving.com),
évènements ( www.thebritish10klondon.co.uk ),
fondations ( « http://www.foylefoundation.org.uk  »).

 

6.7 : Participation à la Conférence Maladies Rares et Entreprises Sociales, à Oxford.

 

6.8 : Aide à la création d’une Association pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie aux USA et Canada (« AKU Society North America »).

 

6.9 : Participation à la Communauté Internet Maladies Rares d’EURORDIS.

 

6.10 : Coopération avec l’Académie des Sciences Slovaques.

 

A noter que ce blog comporte bien d’autres informations, par exemple :

-          comment créer des essais cliniques,

-          des histoires de patients,

-          utilisation des médias sociaux.

 

                D’autres informations sont disponibles sur les sites suivants /

·         www.alkaptonuria.info

·         le forum Yahoo britannique sur l’Alcaptonurie :

                        http://health.groups.yahoo.com/group/alkaptonuria-society

 

 

7)      ALLIANCE MALADIES RARES :

 

                Quatre présentations ont particulièrement retenu notre attention lors de l’Assemblée Plénière de l’Alliance Maladies Rares, le 2 avril dernier.

 

 

7.1: Mme. Laurence Tiennot-Herment (Présidente de l’AFM-Téléthon) :

 

                L’AFM-Téléthon participe au financement de plusieurs organismes de recherche sur les Maladies Rares, entre autres :

  • Le Généthon : Centre de Recherche sur le Génome Humain (Maladies Génétiques, Thérapie Génique…).

 www.genethon.fr et www.genopole.fr

  • L’Istem : Institut des Cellules Souches pour le Traitement des Maladies Monogéniques.

            www.istem.eu.

  • La Fondation Imagine : Institut des Maladies Génétiques.

 www.fondationimagine.org

  • Le Groupement d’Intérêt Scientifique : GIS-Institut des Maladies Rares.

www.institutmaladiesrares.net

 

7.2 : Mme. Viviane Viollet (Présidente de l’Alliance) :

 

                Le Rapport d’Activités 2010 de l’Alliance a été présenté ainsi que le Plan National Maladies Rares 2011 – 2014 (PNMR2).

                Le nombre et la qualité des actions entreprises par l’Alliance sont impressionnants.

                           www.alliance-maladies-rares.org

 

Remarque : Nous pouvons envoyer aux membres de l’ALCAP qui le souhaitent une copie du Rapport d’Activités 2010 et du Plan d’Action 2011de l’Alliance (ainsi qu’un document sur le PNMR 2011-2014).

 

7.3 : Pr. Nicolas Lévy (Président du GIS-Institut des Maladies Rares) :

                          

                Le GIS qu’il dirige va évoluer vers une Fondation de Coopération Scientifique dont la finalité stratégique sera de développer des essais thérapeutiques et des molécules pour les Maladies Rares.

                Cette Fondation  coordonnera la recherche sur les Maladies Rares en France, assurera la veille, l’alerte et l’écoute, informera les équipes de recherche, partagera les connaissances, apportera du financement (public, associatif ou privé).

                Elle sera créée à l’été 2011et abritée par la Fondation « Agissons pour la Santé » (en cours de constitution par l’INSERM, le CNRS, les Instituts de Recherche…) et liée par convention avec cette Fondation.

                Elle aura pour partenaires :

  • ceux de la Plateforme Maladies Rares (ORPHANET, EURORDIS, l’ALLIANCE, Maladies Rares Info Service…).

www.plateforme-maladiesrares.org

  • la Banque Nationale des Données Maladies Rares qui est créée dans le cadre du Plan National Maladies Rares 2011-2014 (PNMR2).

http://www.gouvernement.fr/gouvernement/plan-maladies-rares-2011-2014-mieux-prendre-en-charge-les-patients-et-developper-la-rec

  • le projet « Radico » (financé par le Grand Emprunt) qui sera piloté par la Fondation et grâce auquel il sera mis en place des cohortes de patients atteints de Maladies Rares. http://www.investissement-avenir.gouv.fr/
     

  • le réseau d’investigation « Orphandev » qui va mettre en place dans un cadre réglementaire les essais thérapeutiques nécessaires aux Maladies Rares.

www.jo-association.eu/association-orphandev

  • une structure de recherche en Sciences Humaines et Sociales sur les Maladies Rares (en projet).

                                

                Ses sources de financement seront d’ordre public (PNMR2, Agence Nationale pour la Recherche, Hôpitaux, Assistance Publique…), privé (partenaires industriels…) et associatif (AFM, Alliance, associations…).

                Elle sera dirigée par :

  • un Conseil d’Administration qui définira les orientations stratégiques et les priorités de la recherche. Il sera constitué de l’INSERM (fondateur), certaines Universités (deux parisiennes et deux provinciales pour débuter), l’Assistance Publique (AP-HP), les Associations de Malades (l’AFM et l’Alliance), des partenaires industriels (selon leur financement)

  • un Conseil Scientifique qui évaluera la qualité et la pertinence des projets.

 

7.4 : Thomas Heuyer, Délégué Général de Maladies Rares Info Service :

 

Maladies Rares Info Service (MRIS, www.maladiesraresinfo.org) est un service d’information et de soutien aux personnes atteintes d’une Maladie Rare.

Ce Service peut être contacté par téléphone : 0810 63 19 20 (9h-13h / 14h-18h),  par e-mail ou par courrier postal (voir le site internet).

L’équipe qui répond aux questions est constituée de médecins (généraliste, généticien, pédiatre, biologiste) et d’un documentaliste scientifique.

La règle est la confidentialité (anonymat). Des réponses individuelles sont fournies face à des situations individuelles. Par contre, aucun diagnostic, ni pronostic ou suivi au long cours ne sont donnés.

Le budget annuel du MRIS est de 500.000 €. Il provient en majeure partie de l’AFM (47%) et de l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (38% ), mais aussi du Ministère de la Santé, de Groupama et de la Fondation du LEEM (Syndicat des Entreprises Pharmaceutiques, www.leem.org). 

Les usagers de ce Service sont principalement 50% des malades et 40% des proches.

Les Services délivrés concernent des informations médicales sur la pathologie, une orientation médicale, un suivi médico-social, du soutien, les coordonnées des associations de malades, des informations et des orientations liées à l’accompagnement social.

Le MRIS a créé un Observatoire des Maladies Rares, en ce sens qu’il collecte des informations sur le problèmes soulevés par les Maladies Rares et analyse l’évolution de ces données d’une année sur l’autre (errance diagnostique…).

Le MRIS organise également des formations (3 modules de 3 heures chacun) sur les problématiques des Maladies Rares (besoins des professionnels, expertise acquise et à partager).

Le Rapport d’Activités du MRIS figure sur leur site internet.

 

                                

8)      SOLHAND (Solidarité Handicap autour des Maladies Rares) :

 

L’ALCAP a participé à la Journée Nationale de SOLHAND, le 30 avril dernier.

 

L’association SOLIDARITE HANDICAP est dirigée par Mme Annie Moissin, qui déploie en permanence un dévouement et une énergie extraordinaire pour aider les associations de malades et les patients handicapés par une Maladie Rare.

 

SOLHAND regroupe 25 associations (www.solhand-maladiesrares.org).

 

Lors de cette journée, un remarquable exposé sur la douleur physique et morale a été présenté par le Docteur Francine Hirszowski (médecin généraliste et médecin en soins palliatifs à l’Hôpital Paul Brousse de Villejuif, spécialiste de la douleur).

 

Nota : Une copie du  Rapport d’Activité 2010 et du texte de la Conférence sur la Douleur, peuvent être envoyés aux membres de l’ALCAP, sur demande.

 

 

     9) Cotisations et dons 2011 :

 

L’ALCAP ne vit que grâce à vos dons et cotisations. Si vous n’avez pas encore envoyé votre contribution (cotisation annuelle : 15 €), merci de bien vouloir vous en occuper dès maintenant !

                                      

                                      

Bien amicalement,

 

Serge SIREAU

Président de l’ALCAP

serge@sireau.net

06 32 81 17 16

 

                                      

                                      

PS : Nous avons conscience que des personnes âgées, très handicapées par l’Alcaptonurie n’ont pas accès à internet (c’est l’une des raisons pour laquelle nous envoyons aussi cette lettre par courrier postal). Cependant, nous indiquons toujours les adresses des sites internet des organismes cités, car ils sont une source indispensable de renseignements. N’hésitez pas à transmettre notre lettre à votre entourage, de manière à ce que vos proches puissent se connecter sur les sites mentionnés et vous informer.

       

 

  

 

ALCAP Association pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie

18 chemin du Clos St Martin  78620  L’ETANG LA VILLE  01 39 58 39 74

e-mail : serge@alcap.fr   Site internet : www.alcap.fr ou  www.alcap.org   

                                                                                                                                                     


 

Lettre d’information n° 12 (janvier 2011)

 

Cette lettre est diffusée par courrier postal ou internet aux personnes atteintes d’Alcaptonurie, à leur famille, aux amis et aux membres de l’ALCAP, aux donateurs, aux médecins et chercheurs, et à toute personne qui s’intéresse à l’Alcaptonurie en France, en Belgique et dans les pays francophones.

 

L’Étang la Ville, le 30 janvier 2011

Chers amis de l’ALCAP,

La 4ème Conférence Internationale sur l’Alcaptonurie s’est tenue à Cambridge (GB) les 10 et 11 janvier derniers.

 

Ce colloque a été organisé par l’Association Britannique pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie (« AKU Society », Dr. Nicolas SIREAU) et a été hébergé par le collège SIDNEY SUSSEX de Cambridge (Pr. Tim COX).

 

Une soixantaine de scientifiques, médecins, chercheurs, représentants de l’industrie pharmaceutique et patients y ont participé.

 

Divers pays ont été représentés :

  • La Grande Bretagne (Universités de Liverpool, Cambridge, Londres, Oxford, Birmingham),
  • Les États Unis (Institut National de la Santé),
  • L’Italie (Université de Sienne),
  • La France (Université de Marseille),
  • La Slovaquie (Académie des Sciences),
  • La Jordanie (Université de Mutah),
  • La Suède (Laboratoire Swedish Orphan Biovitrum International),
  • La Hollande et l’Allemagne.

                                                  

Les présentations effectuées par les participants ont été de grande qualité. Ces présentations, pour la plupart, seront bientôt disponibles sur internet, sur le site britannique  www.findAKUre.org (avec accord de leurs auteurs).

                                                  

La conférence s’étant déroulée exclusivement en anglais et les présentations étant bien sûr en anglais, nous vous diffuserons leur résumé (en français !), progressivement,  dans d’autres lettres d’information, au fur et à mesure de leur traduction

 

Les discussions entre spécialistes ont couvert de nombreux domaines, en particulier :

·         les avancées dans la recherche scientifique de base (laquelle démontre qu’il y a de plus en plus de liens entre l’Alcaptonurie et l’Ostéoarthrite),

·         la définition de nouveaux essais cliniques avec la Nitisinone (appelée aussi Orphadin, ou NTBC).  Nous avons de grands espoirs dans ce médicament pour le traitement de l’Alcaptonurie.

                                      

L’Alcaptonurie  prend des années pour devenir symptomatique et elle affecte chaque patient différemment. Il est donc difficile de déterminer à quel âge les essais cliniques doivent commencer, pour combien de temps et les mesures à effectuer (à ce propos, le Dr. Ranganath, Université de Liverpool,  a développé un indice de sévérité de la maladie, ce qui devrait considérablement aider à résoudre ces problèmes).

 

                                                  

Il apparaît que nous allons avoir besoin de plus de temps que prévu initialement pour étudier les bénéfices de la Nitisinone sur les patients. En effet, nous devons travailler en coopération avec divers centres en Europe et dans le monde, de manière à rassembler suffisamment de patients. La participation de la Slovaquie et de la Jordanie est donc importante, puisque ces pays ont un grand nombre de malades.

 

Notre principal challenge sera d’obtenir les financements nécessaires pour une telle étude, car peu de fondations ou organismes procurent des fonds pour des essais sur plus de 3 ou 4 ans.

 

Cordialement,

 

 

  

 Serge SIREAU

 Président de l’ALCAP

 

 

PS : La journée des maladies rares 2011 aura lieu le 28 février prochain.

 

http://www.rarediseaseday.org/country/fr/france

 

http://www.eurordis.org/fr/content/journee-des-maladies-rares-2011

 

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Association pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie

18 chemin du Clos St Martin  78620  L’ETANG LA VILLE  06 32 81 17 16

e-mail : serge@alcap.fr   Site internet : www.alcap.fr ou  www.alcap.org

 

 

Lettre d’information n° 11 (novembre 2010)

 

Cette lettre est diffusée par courrier postal ou internet aux personnes atteintes d’Alcaptonurie, à leur famille, aux amis et aux membres de l’ALCAP, aux donateurs, aux médecins et chercheurs, et à toute personne qui s’intéresse à l’Alcaptonurie en France, en Belgique et dans les pays francophones.

 

                                                                                                                                                                   L’Étang la Ville, le 15 novembre 2010

  Chers amis de l’ALCAP,

Vous trouverez ci-joint l’ordre du jour (provisoire) de la 4ème Conférence Internationale sur l’Alcaptonurie, laquelle va se tenir à Cambridge (GB) les 10 et 11 janvier prochain.

Ce colloque est organisé par l’Association Britannique pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie (AKU Society, Dr. Nicolas SIREAU) et sera hébergé par le collège SIDNEY SUSSEX de Cambridge (Pr. Tim COX).

De nombreux scientifiques, médecins et chercheurs vont y participer (une cinquantaine de personnes sont attendues).

Divers pays seront représentés :

  • La Grande Bretagne (Universités de Liverpool, Cambridge, Londres, Oxford, Birmingham),
  • Les États Unis (Institut National de la Santé),
  • L’Italie (Université de Sienne),
  • La France (Université de Marseille),
  • La Slovaquie (Académie des Sciences).

Le but principal de cette Conférence est non seulement de faire le point sur les connaissances actuelles de la maladie, mais surtout de définir une stratégie de recherche pour le traitement de l’Alcaptonurie et de renforcer la coopération internationale.

N’hésitez pas à en informer les personnes de votre entourage susceptibles d’être intéressées ou de participer à cette conférence.

 

Bien amicalement,

    Serge SIREAU
    Président de l’ALCAP

 

PJ : Ordre du jour 

Sites internet (en anglais) :
AKU Society : www.alkaptonuria.info
Collège SIDNEY SUSSEX:  www.sid.cam.ac.uk/visitors

 

ALCAP Association pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie

18 chemin du Clos St Martin  78620  L’ETANG LA VILLE  01 39 58 39 74

e-mail : serge@alcap.fr   Site internet : www.alcap.fr ou  www.alcap.org 





 

4ème conférence internationale sur l’Alcaptonurie

Trouver un traitement pour l’Alcaptonurie   

(programme provisoire, novembre 2010)   

( traduction de l’ordre du jour en anglais : ALCAP)

Collège Sidney Sussex, Cambridge

Lundi 10 – Mardi 11 janvier 2011

Sous le patronage du Professeur T. M. Cox, Université de Cambridge

Sous le parrainage de l’AKU Society

 

L’Alcaptonurie (AKU) a été la première maladie héréditaire identifiée. Elle le fut, en 1901, par le Docteur GARROD à Londres. Elle est causée par le déficit d’une enzyme, entraînant l’accumulation dans les tissus d’un acide (l’Acide HomoGentisique) à un taux de 2.000 fois la normale. Les personnes atteintes deviennent très handicapées.

Unissons nous pour explorer des voies novatrices pour traiter l’AKU.

 

Buts de la conférence :

 

  1. Faire connaître l’état des dernières recherches (fondamentale et clinique) sur l’AKU.
  2. Construire un plan d’action pour le traitement de l’AKU.
  3. Renforcer la collaboration internationale.

 

Déroulement de la Conférence :

 

Chaque présentation durera 20 minutes et sera suivie de 10 minutes de questions.

Il sera possible d’avoir des discussions approfondies lors des séances plénières et des groupes de travail.

Il est demandé que chaque conférencier fournisse une copie de ses présentations quelques jours avant ce colloque.

Noter que la conférence se déroulera exclusivement en anglais.

 

Tarifs :

 

Enregistrement avec logement en chambre supérieure au collège (tous repas inclus) : £245 (€300)

Enregistrement avec logement en chambre standard au collège (tous repas inclus) : £195 (€230)

Enregistrement seul (déjeuner inclus) : £25/ jour (€30/jour)

Des réductions sont accordées aux équipes de recherche et aux doctorants.

 

Logement :

 

Ces prix couvrent deux nuits (celles du dimanche et du lundi), le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner du lundi, ainsi que le petit déjeuner et le déjeuner du mardi.

 

Inscription :

 

Pour vous inscrire, veuillez SVP contacter (en français ou en anglais) : booking@akusociety.org avant le 17 décembre 2010.

 

Lundi 10 janvier 2011

 

9h00    OUVERTURE DES PORTES / ENREGISTREMENT

9h30 :  Bienvenue à la Conférence

Professeur T. M. COX (hôte) et Docteur Nicolas SIREAU (AKU Society)

 

SÉANCE PLÉNIÈRE : Science fondamentale

Président : Professeur Jim GALLAGHER, Université de Liverpool

 

9h55 : INTRODUCTION

10h00 : Dégénérescence des disques intervertébraux et Ostéoarthrite

Docteur Jill URBAN, Université d’Oxford

10h30 : L’organisation de la matrice extracellulaire (santé et maladie)

Docteur Liz LAIRD, Université de Liverpool

 

11h00 : PAUSE THÉ

11h30 : Ochronose et dégénérescence des cartilages dans l’Alcaptonurie

Adam TAYLOR, Université de Liverpool

12h00 : Imagerie du cartilage calcifié et de l’os sous-chondral

Professeur Alan BOYDE, Université Queen Mary de Londres

 

12h30 : DÉJEUNER

13h30 : Aspects novateurs de la physiopathologie de l’Alcaptonurie et nouvelles perspectives pour son traitement

Professeur Annalisa SANTUCCI, Université de Sienne

14h00 : Modèles murins de l’Alcaptonurie

Docteur Andrew PRESTON / Docteur Jonathan JARVIS, Université de Liverpool

 

14h30 : PREMIER ATELIER : Questions de science fondamentale

(75 minutes en groupes de discussion / 45 minutes rapport/discussion)

Nous allons nous séparer en groupes de 7-8 personnes, chacun ayant un Président désigné, pour discuter des questions suivantes, puis le Président fera le compte-rendu des réponses à la séance  plénière :

  1. En terme de science fondamentale, que savons nous sur l’AKU ?
  2. Quelles connaissances sur l’AKU devons nous approfondir ? Comment y arriver ?
  3. Quelles sont les opportunités de financement international pour la recherche fondamentale ?
  4. Comment appliquer la recherche fondamentale au cadre clinique.

 

16h30 : PAUSE THÉ
 
SÉANCE PLÉNIÈRE : Science clinique

Président : Docteur L. RANGANATH, Centre Hospitalier Universitaire Royal de Liverpool

 

16h55 : INTRODUCTION

 

17h00 : Stratégies pharmacologiques pour faciliter l’excrétion de l’Acide HomoGentisique

Docteur Dom WILLIAMS, Université de Liverpool

 

17h30 : L’Alcaptonurie en France : passé et présent

Professeur Robert AQUARON, Université de Marseille

 

18h00 : La perspective des patients : vivre avec l’Alcaptonurie

Docteur Duncan BATTY, patient AKU

 

18h20 : Construire la coalition internationale « findAKUre »

Professeur Jim GALLAGHER, Université de Liverpool et Docteur Nicolas SIREAU, AKU Society

 

18h30 : DISCUSSION PLÉNIÈRE DE CLÔTURE :

             Discussion de fin de journée, questions clef soulevées.

 

18h45 : FIN

 

19h30 : DINER

 

21h00 : BOISSONS (au Pub local)

 

Mardi 11 janvier 2011

 

8h45 :             OUVERTURE DES PORTES

 

SÉANCE PLÉNIÈRE : Science clinique

Président : Professeur TM COX, Université de Cambridge

 

9h00 : Évaluation clinique de l’AKU à Liverpool

Par le Docteur L. RANGANATH avec M. John DAVIDSON, le Docteur Tom KENNEDY et le Docteur Trevor COX, Centre Hospitalier Universitaire Royal de Liverpool

 

10h00 : Vue d’ensemble des essais effectués par le NIH avec la Nitisinone et perspectives d’avenir

Docteur Wendy INTRONE, National Institutes of Health, Bethesda, USA

 

10h30 : L’Alcaptonurie en Slovaquie : passé et présent

Docteur Andréa ZATKOVA, Académie Slovaque des Sciences

 

10h45 : PAUSE THÉ

 

11h15 : La Nitisinone dans le traitement de la Tyrosinémie de Type 1

Docteur Pat McKIERNAN , Hôpital pour enfants de Birmingham

 

11h45 : Exploration du potentiel thérapeutique de la Nitisinone dans l’Alcaptonurie et l’Ochronose

Professeur T. M. COX, Université de Cambridge

 

12h30 : DÉJEUNER

 

13h30 : DEUXIÈME ATELIER : Questions de science clinique

(75 minutes en groupes de discussion / 45 minutes rapport/discussion)

1.      Quelles études cliniques sont encore nécessaires avant que des essais sur l’AKU soient possibles ?

2.      Quelles sont les opportunités de financement international pour la recherche clinique ?

3.      Comment définir, au mieux, les essais cliniques sur l’AKU ? Comment mesurer les résultats positifs ?

4.      Sur quels composés / thérapies doivent se concentrer les essais ?

 

15h30 : SÉANCE PLÉNIÈRE DE FERMETURE :

Comment travailler ensemble pour trouver un traitement ?

Professeur T. M. COX et Docteur Nicolas SIREAU (AKU Society)

 

16h00 : FIN

 

16h30 : VISITE DE CAMBRIDGE (pour ceux qui restent plus longtemps).

 



Lettre d’information et rapport d’activités n° 10 (juillet 2010)

 

Cette lettre est diffusée par courrier postal ou internet aux personnes atteintes d’Alcaptonurie, à leur famille, aux amis et aux membres de l’ALCAP, aux donateurs, aux médecins et chercheurs, et à toute personne qui s’intéresse à l’Alcaptonurie en France et en Belgique.

                                                                                                        

L’Étang la Ville, le 31 juillet 2010 

Chers amis de l’ALCAP,

 

 

1) Avancement de la recherche sur l’Alcaptonurie en Grande Bretagne :

 

La recherche suit son cours à l’Université de Liverpool (Département d’Anatomie Humaine et de Biologie Cellulaire, École des Sciences Biomédicales) et aux CHU de Liverpool et Cambridge.

 

Un article est en cours de publication par le chercheur doctorant Adam Taylor. Il concerne les résultats de ses récents travaux et est intitulé : « Rôle des cartilages calcifiés dans le début et la progression de l’arthropathie ochronotique de l’Alcaptonurie » (auteurs : Taylor, Boyde, Jarvis, Davidson, Ranganath, Gallagher) . 

 

Actuellement, cinq chercheurs étudient l’Alcaptonurie à Liverpool : deux à plein temps et trois à mi-temps, financés par l’AKU Society et le « National Health Service » (Sécurité Sociale Britannique).

 

Des prélèvements de tissus ont pu être effectués à Bristol sur une patiente atteinte d’Alcaptonurie et qui a subi une opération. Ces tissus sont étudiés au microscope électronique. Le but étant d’essayer de comprendre quels sont les facteurs qui influent sur le processus de pigmentation dans l’Alcaptonurie.

 

Remarque : A noter que l’ALCAP n’a jamais pu obtenir l’autorisation des CHU de Strasbourg et de Rennes pour envoyer au CHU de Liverpool des tissus prélevés sur deux patients français bien connus de l’ALCAP !

 

 

2) Nouvelles de l’« AKU Society » (Association Britannique pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie) :

 

a)      “Genetic Alliance UK” et “Rare Disease UK”:

 

De la même manière que l’ALCAP participe aux réunions de l’Alliance Maladies Rares et autres organismes en France, l’AKU Society participe à celles de la « Genetic Alliance UK » (www.geneticalliance.org.uk) et « Rare Disease UK » (www.raredisease.org.uk).

 

b)     Conférence à Liverpool pour les patients alcaptonuriques :

 

Elle aura lieu le 4 septembre et rassemblera de nombreux patients britanniques. Une telle réunion avait déjà eu lieu en 2008.

 

Elle a deux buts principaux :

-          faire se connaître les patients entre eux,

-          faire participer les patients à des ateliers concernant les aides aux malades, les évaluations cliniques, la recherche, etc… lesquels seront animés par l’équipe du CHU de Liverpool et l’AKU Society.

 

c) Compilation de tous les articles importants concernant la recherche sur l’Alcaptonurie :

 

Près de 600 articles ont déjà été publiés sur l’Alcaptonurie dans le monde.

 

L’AKU Society, avec l’aide de M. Jean-Yves Sireau a édité un imposant livre, intitulé « Research Compendium on Alkaptonuria ».

Ce document rassemble tous les articles scientifiques importants, non protégés par copyrights, qui ont été publiés sur cette maladie.

Il comporte les chapitres suivants :

-          Articles de base,

-          Diagnostic et étude de cas,

-          Recherche clinique,

-          Recherche génétique,

-          Mutations et polymorphismes,

-          Recherche en cours et future.

 

     

3) Avancement de la recherche sur l’Alcaptonurie en Italie :    

 

Le Département de Biologie Moléculaire de l’Université de Sienne, sous la direction du Professeur Annalisa Santucci, s’investit dans la recherche sur l’Alcaptonurie.

 

Ainsi, des recherches sont en cours en collaboration avec le laboratoire pharmaceutique SienaBiotech (www.sienabiotech.com).

 

D’autre part, le Pr. Santucci et son équipe collaborent activement avec des Rhumatologues et Généticiens (en particulier à Trente).

 

La thèse du Dr. Laura Tinti (intitulée : « Investigation Biochimique et Moléculaire sur la Pathogénèse de l’Alcaptonurie »), 200 pages, fera prochainement l’objet de diverses publications. Cette thèse représente une véritable avancée dans la connaissance de l’Alcaptonurie (rappelons que Laura Tinti a étroitement travaillé avec Liverpool).

 

 

4) Étude sur l’Alcaptonurie en France :

 

Le Professeur Robert Aquaron (Université de la Timone, Marseille) a publié un article important sur l’Alcaptonurie en France.

 

Il s’intitule « Alcaptonurie, Ochronose et Arthropathie Ochronotique en France et à la Réunion : Résultats d’une étude clinique et moléculaire sur 29 patients ».

Ce document (en Anglais) a été publié dans la revue « Current Rheumatology Reviews » .

 

Il s’agit de l’étude la plus détaillée et complète ayant été réalisée jusqu’à présent en France (observations cliniques, analyses moléculaires, données biologiques, mutations, etc…).

        

 

5) 4ème Conférence internationale sur l’Alcaptonurie à Cambridge (GB) :

 La date de la 4ème conférence internationale sur l’Alcaptonurie a été fixée : elle se tiendra les lundi 10 et mardi 11 janvier 2010 à Cambridge.

Elle se tiendra sous le patronage du professeur Timothy Cox, au « Sidney Sussex College » (Université de Cambridge : www.sid.cam.ac.uk/confer/).

Elle est organisée par l’AKU Society, l’Université de Cambridge et l’Université de Liverpool.

Déjà, des médecins et chercheurs ont confirmé leur participation. Ils viendront de Grande Bretagne (Liverpool et Cambridge), Italie (Sienne), France (Marseille), USA (Bethesda) et de Slovaquie (Bratislava).

L’ordre du jour et les détails de cette conférence seront communiqués à l’automne.

Cette conférence promet d’être fort intéressante, car les résultats des travaux en cours par les équipes de chercheurs et les projets envisagés seront exposés. 
                                                                                                                                                     

6) Participation de l’ALCAP à la 5ème Conférence Européenne sur les Maladies Rares (ECRD 2010) :

                                        

Comme annoncé dans notre lettre d’information n° 9, l’ALCAP a participé à cette conférence, laquelle s’est tenue à Cracovie (Pologne) du 13 au 15 mai dernier.

Elle était organisée par EURORDIS (Organisation Européenne pour les Maladies Rares).

 

L’ « AKU Society » (GB) et le Dr. Ranganath (CHU de Liverpool) y ont également participé.

 

Les principaux points à retenir sont les suivants :

-          une communauté européenne des maladies rares se développe rapidement (la conférence a réuni plus de 600 participants),

-          cette conférence a mis l’accent sur quatre thèmes stratégiques: les Plans Nationaux, les Centres d’Expertise et les Réseaux de Référence, la Recherche et les Traitements, l’Information,

-          au programme : des présentations, des débats, des ateliers et des colloques (dont un exposé sur l’Alcaptonurie, par le Dr. Ranganath),

-          il a bien sûr été question des maladies très rares (comme l’Alcaptonurie), qui par nature affectent des patients peu nombreux et éloignés les uns des autres et dont le traitement ne peut être organisé qu’à l’échelle internationale.

Le compte-rendu (en Français) de cette conférence est publié sur le site internet d’EURORDIS : http://www.eurordis.org/fr

 

L’ALCAP et l’ « AKU Society » ont pris de nombreux contacts avec des représentants de la Commission Européenne, des Associations de Maladies Rares de divers pays et des Sociétés Pharmaceutiques.

 

Nous en avons conclu que :

-          la recherche sur les maladies rares semble intéresser certaines firmes de l’industrie pharmaceutique. Nous allons approfondir ces contacts,

-          la construction d’un réseau d’équipes de recherche en Europe est cruciale pour nous, de manière à développer une approche multidisciplinaire et disposer d’un nombre suffisant de patients pour conduire des essais significatifs,

-          nous pouvons obtenir du financement de la Commission Européenne pour de la recherche sur l’Alcaptonurie, mais cela va prendre du temps, du lobbying et un important travail de rédaction de propositions.

 

Nous avons appris que le Département des Maladies Métaboliques de Varsovie (« Children Memorial Health Institute ») s’occupe d’une vingtaine de patients alcaptonuriques ! Des contacts sont en cours avec le Dr. Sykut-Cegielska (que nous avons rencontré), qui est à la tête de ce département.

                                      

 

7) Participation de l’ALCAP aux réunions de l’Alliance Maladies Rares

                                      

a)      Février : Atelier de rencontre et échange entre Présidents d’associations membres de l’Alliance.

 

b)      Mars : Assemblée plénière de l’Alliance .

 

c)      Juin : Relations avec les médecins.

 

d)     Juin : RIME (Réunion d’Information des MEmbres)

 

 

8) Participation de l’ALCAP à la réunion du Centre de Référence des Maladies Métaboliques de l’Enfant et de l’Adulte (Ma.M.E.A.) :

 

Cette réunion s’est tenue le 26 mai 2010 à l’Hôpital Necker – Enfants Malades et était dirigée  par le Professeur Pascale de Lonlay (Chef d’Unité, Service des Maladies Métaboliques) et son équipe.

Diverses associations et plusieurs médecins y ont participé.

 

Ont été présentés :

 

-          par le Pr. de Lonlay : le Centre de Référence des Maladies Rares Héréditaires du Métabolisme de l’Hôpital Necker, ainsi que    les différents travaux réalisés et en cours,

 

-          par Mr. Messian : la Base de Données épidémiologiques CEMARA (CEntre des MAladies RAres). Cette BdD a pour finalité principale de contribuer à l’élaboration et à l’évaluation de stratégies sanitaires visant à améliorer la prise en charge des maladies rares (voir https://cemara.org/ et http://crmerc.aphp.fr/centre/IMG/pdf/Charte_CEMARA.pdf).

 

-          Par le Dr. Sonia Noël : le site internet  www.integrascol.fr. C’est un site médical et pédagogique pour améliorer la scolarisation des enfants malades ou handicapés (en particulier ceux qui nécessitent un traitement diététique, par exemple ceux qui sont atteints de Phénylcétonurie ou PKU).

 

Une prochaine réunion de l’ALCAP avec le Pr. De Lonlay est prévue, pour étudier ce que le Ma.M.E.A. peut apporter à l’ALCAP.

 

 

9) Participation de l’ALCAP à SOLHAND

 

En juin, L’ALCAP a participé à l’Assemblée Générale de SOLHAND, « Solidarité Handicap autour des maladies rares » (www.solhand-maladiesrares.org).

 

Cette réunion s’est tenue à l’École de Médecine (Université Paris Descartes) et a été suivie d’une conférence sur l’évaluation du Plan National Maladies Rares.

 

 

10) Demande de bourse associative au COSOG CDC.

 

L’ALCAP a déposé en avril un dossier de demande de bourse associative (2.000 €) à la Commission Solidarité de la Caisse des Dépôts et Consignations.

Malheureusement, nous avons été informés en juin que notre demande n’avait pas été retenue.

                                                                                                                                            

 

11 ) Mailing à tous les Rhumatologues de France

 

Avant la fin de l'année, l’ALCAP va diffuser un mailing à tous les rhumatologues de France (ils sont environ 2.500).

 

Les buts de ces envois sont de :

-          sensibiliser les rhumatologues sur l’Alcaptonurie. En effet ce sont eux qui le plus souvent sont les premiers médecins en contact avec des patients atteints par cette maladie,

-          répertorier le maximum de personnes atteintes en France (l’ALCAP n’en a répertorié que 33, sur un total estimé d’environ 150).

 

Une copie du document qui sera envoyé est ci-jointe.

 

 

12) Cotisations et dons 2010 :

 

                                       L’ALCAP ne vit que grâce à vos dons et cotisations. Si vous n’avez pas encore envoyé votre contribution (cotisation annuelle : 15 €), merci de bien vouloir vous en occuper dès maintenant !

                                      

 

13) Conclusion :

 

Cette lettre d’information n’est pas exhaustive et ne relate que certaines activités de l’AKU Society et de l’ALCAP.

Les choses vont s’accélérer ces prochains mois, aussi bien en Angleterre, qu’en Italie ou en France. Nous continuerons de vous tenir au courant, autant que possible.

 

 

Amicalement,

  

 

                                                                                    Serge SIREAU

                                                                              Président de l’ALCAP

 

 

 

PS : Toutes nos lettres d’information sont consultables sur notre site internet, à la rubrique « actualités ».

 

 

ALCAP Association pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie

18 chemin du Clos St Martin  78620  L’ETANG LA VILLE  01 39 58 39 74

e-mail : serge@alcap.fr   Site internet : www.alcap.fr ou  www.alcap.org 




Lettre d’information n° 9 (février 2010)

 

 

Cette lettre est diffusée par courrier postal ou internet aux personnes atteintes d’Alcaptonurie, à leur famille, aux amis et aux membres de l’ALCAP, aux donateurs, aux médecins et chercheurs, et à toute personne qui s’intéresse à l’Alcaptonurie.

L’Étang la Ville, le 28 février 2010 

Chers amis de l’ALCAP,

 

1) 28 février : 3ème Journée Européenne des Maladies Rares.

 

        Vous recevez cette lettre d’information en mars, alors que la 3ème Journée Européenne des Maladies Rares a eu lieu le dimanche 28 février dernier ! Nous tenons cependant à vous informer à propos de cette journée.

        En réalité, c’est le 29 février qui a été choisi pour cette journée Européenne des Maladies Rares, car c’est une journée rare dans la mesure où elle ne peut avoir lieu qu’une fois tous les quatre ans…mais elle est « fêtée » le 28 février, chaque fois qu’il n’y a pas de 29 février !

        La première journée Européenne des Maladies Rares a été célébrée le 29 février 2008, sous l’égide de la fédération EURORDIS (l’ALCAP est membre d’EURORDIS, voir paragraphe 5 ci-dessous).

        A l’occasion de cette journée, les spécialistes des maladies rares et les associations de patients demandent une intervention accrue des pouvoirs publics. Afin de sensibiliser le public à leur existence, des manifestations ont été organisées dans 34 pays du vieux continent.

        Destinée au grand public, cette journée poursuit trois objectifs :

·        sensibiliser le public européen aux maladies rares et à leurs répercussions sur la vie des malades,

·        diffuser de l’information sur ces maladies,

·        renforcer la collaboration européenne dans la lutte contre ce fléau.

        Selon la définition médicale, une maladie est considérée comme rare lorsqu’elle touche moins d’une personne sur 2.000. Ainsi, pour la France un maximum de 30.000 personnes atteintes pour une maladie particulière (60 millions x 1 / 2.000 = 30.000).

        En 2007, 7000 maladies rares différentes ont été identifiées en France. Un chiffre amené à s’accroître, puisque la littérature médicale décrit cinq nouvelles maladies rares chaque semaine ! 80 % de ces pathologies sont d’origine génétique, mais on dénombre également des maladies infectieuses.

        Trois maladies rares sur quatre sont des maladies pédiatriques, mais certaines attendent des dizaines d’années avant de se déclarer. Plus de 2 millions de personnes seraient atteintes en France, et 30 millions en Europe !

        Certaines associations ont beaucoup de malades (plusieurs milliers) et d’autres, surtout celles concernant les maladies ultra-rares, un très petit nombre (par exemple, l’ALCAP n’a pour l’instant dénombré que 33 personnes atteintes d’Alcaptonurie en France. 70 ont été répertoriées en Grande Bretagne).

        En France, l’Institut des Maladies Rares (voir paragraphe 6 ci-dessous), est chargé de stimuler le recherche. Cependant, très peu de maladies rares bénéficient d’approches thérapeutiques et très peu d’essais cliniques dédiés sont en cours.

        Seulement 10 % des malades bénéficient d’un traitement qui les aide à vivre un peu mieux (mais ne les guérit pas). C’est le cas de l’Alcaptonurie pour laquelle il n’existe aucun traitement curatif.

        Mais derrière les chiffres, nous ne devons jamais oublier que nous parlons de la vie de personnes atteintes, enfants, hommes et femmes de tous âges, mais aussi de leur proches (parents, fratrie, conjoints, amis) qui vivent avec la maladie depuis de nombreuses années : errance diagnostique, examens médicaux multiples, absence de traitement et de prise en charge, souffrance physique et morale … sont leurs problèmes permanents.

        Malheureusement tout ceci s’applique aux personnes atteintes d’Alcaptonurie.

 

2) Progression de la recherche sur l’Alcaptonurie en Grande Bretagne :

 

        La recherche sur l’Alcaptonurie continue au Royal University Hospital de Liverpool et deux articles scientifiques viennent d’être publiés :

 

·        « Calculs et ochronose intracellulaire dans les tissus sous-maxillaires d’un patient atteint d’Alcaptonurie » (Journal of Clinical Pathology – http://jcp.bmj.com - Auteurs : Taylor, Wilson, Ingrams et al.  J Clin pathol 2010 63 : 186-188, doi : 10.1136/jcp.2009.071365)

 

·        « Les examens ultrastructurels de tissus d’un patient atteint d’Arthropathie Alcaptonurique révèlent un modèle caractéristique de fixation du pigment ochronotique » (Auteurs : Taylor, Wlodarski, Prior, Wilson, Jarvis, Ranganath, Gallagher. http://www.rheumatology.oxfordjournals.org/  doi : 10.1093/rheumatology/keq027).

 

        La photo ci-dessous (extraite de ce document) a été prise au microscope électronique. Elle montre clairement la présence de pigments noirs résultant de l’ochronose des fibres collagènes d’un ligament :

        Rappelons que ces travaux de recherche sont possibles grâce au financement apporté par l’AKU Society (l’Association Britannique pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie) et la Loterie Nationale Britannique.

        Ces documents sont à la disposition des spécialistes, médecins et chercheurs intéressés, qui peuvent aussi entrer en contact avec Adam TAYLOR, chercheur doctorant à l’Université de Liverpool (contacter l’AKU Society : http://www.alkaptonuria.info/)

 

        De plus, des images 3D spectaculaires d’os de malades alcaptonuriques ont été réalisées. Selon leurs auteurs, elles sont très instructives en ce qui concerne le processus de destruction des articulations par l’Alcaptonurie Ochronose. D’autres articles seront publiés prochainement. Les résultats de ces recherches feront l’objet d’exposés lors de la prochaine Conférence Internationale sur l’Alcaptonurie qui se tiendra à Cambridge, à l’automne prochain.

        

3) Lancement d’une étude clinique sur l’Alcaptonurie au CHRU de Lille.

        Le CHRU de Lille (Service de Rhumatologie) désire lancer une évaluation clinique de l’Alcaptonurie en France.

        L’ALCAP recommande vivement à chaque patient de participer à cette étude (la première en France). Pour le patient elle consistera en divers examens (non invasifs) : radios, IRM, tests, prise de sang, etc…

        Lorsque cette étude démarrera, nous contacterons individuellement chaque personne alcaptonurique connue de l’ALCAP, pour fournir des précisions et demander son éventuel accord pour communiquer ses coordonnées au CHRU de Lille.

 

4) Fermeture de la Fédération des Maladies Orphelines (FMO) :

 

        Nous avons appris que la FMO cesse ses activités, pour des raisons essentiellement financières.

        La FMO est le premier organisme auquel l’ALCAP a adhéré. C’est elle qui nous a aidés à démarrer notre association et qui nous a fait connaître le milieu des maladies rares et orphelines (en particulier l’Alliance des Maladies Rares).

       

 5) EURORDIS :
 

        Nous sommes heureux de vous annoncer que le 3 mars dernier, le Conseil d’Administration d’EURORDIS*, a officiellement accordé à l’ALCAP le statut de membre à part entière.

        Ceci est important pour l’ALCAP, parce qu’ EURORDIS est la voix des patients atteints de maladies rares en Europe.

        Étant donné le faible nombre de personnes atteintes d’Alcaptonurie dans chaque pays, trouver un traitement ou faire avancer la recherche sur cette maladie ne pourra probablement se réaliser que grâce à une coopération Européenne (en tous cas internationale).   

        EURORDIS est une fédération d'associations de malades et de personnes actives dans le domaine des maladies rares. Elle a pour ambition d'améliorer la qualité de vie de toutes les personnes vivant avec une maladie rare en Europe.

        EURORDIS a été fondée en 1997. Elle est financée par ses membres et par l'Association Française contre les Myopathies (AFM), la Commission Européenne, certaines fondations privées et le secteur de la santé.

        EURORDIS représente plus de 400 associations pour maladies rares dans plus de 40 pays différents et couvre plus de 1200 maladies rares. Elle est par conséquent le porte-parole des 30 millions de personnes touchées par les maladies rares en Europe.

        EURORDIS est une Organisation Non Gouvernementale (ONG) à but non lucratif. Ses procédures financières et administratives sont strictes et transparentes.

        Les missions d'EURORDIS sont :

·        construire une communauté paneuropéenne d’associations de malades et de personnes vivant avec une maladie rare,

·        être leur porte-parole auprès des instances européennes ; et - directement ou indirectement - lutter contre l'impact des maladies rares sur leurs vies.

        Le site internet d’EURORDIS est : http://www.eurordis.org/fr

 * EURORDIS = European Organisation for Rare Diseases

6) Institut des Maladies Rares :

        Le GIS-Institut des Maladies Rares a été créé en avril 2002 à l’initiative des pouvoirs publics, des associations de malades et des organismes de recherche pour stimuler, développer et coordonner la recherche sur les maladies rares.

        Sa forme juridique est celle d’un Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) qui associe par convention les différents acteurs impliqués dans la recherche sur les maladies rares et la prise en charge des malades : Ministère chargé de la Recherche, Ministère chargé de la Santé, Ministère chargé de l’Industrie, INSERM, CNRS, Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés, Association Française contre les Myopathies, Alliance Maladies Rares.

        Pour plus de renseignements sur cet organisme, voir son site internet : http://www.institutmaladiesrares.net/

        Pour le moment, il ne semble pas que l’Alcaptonurie (maladie ultra-rare) ait été prise en compte par cet Institut.

 

7) 5ème Conférence Européenne sur les Maladies Rares :

 

        Comme indiqué ci-dessus, notre meilleur espoir pour faire progresser la recherche sur l’Alcaptonurie est que cette recherche se fasse en coopération internationale et surtout européenne.

        L’ALCAP va donc participer (pour la première fois) à la 5ème Conférence Européenne sur les Maladies Rares qui va se tenir à Cracovie (Pologne) du 13 au 15 mai prochain.

        Le Docteur L. RANGANATH, du CHU de Liverpool, y participera également et fera une présentation de ses travaux sur l’Alcaptonurie.            

        La Conférence Européenne sur les Maladies Rares est l’unique plateforme / forum pour toutes les maladies rares, dans tous les pays européens, rassemblant toutes les parties intéressées (universitaires, professionnels de santé, industrie, décideurs et représentants des malades).

        Elle couvre la recherche, le développement de nouveaux traitements, les soins de santé, l’aide sociale, les informations, la santé publique et les aides à des niveaux européen, national et régional.

        Il s’agit d’une conférence biennale, proposant les dernières nouveautés dans le domaine des maladies rares.

        Son site internet est : http://www.rare-diseases.eu/

 

8) Cotisations et dons 2010 :

 

        Nous vous rappelons que l’ALCAP a besoin de vos dons pour ses activités.

        Plus nous aurons d’adhérents, plus nous serons crédibles (cotisation annuelle : 15 Euros)

        Ci-joint quelques plaquettes (pour diffusion autour de vous SVP).

 

 

 

   Amicalement,

 

  

 Serge SIREAU

Président de l’ALCAP

 

 

 PS : Toutes nos lettres d’information sont consultables sur notre site internet, à la rubrique « actualités ».
 

  ALCAP Association pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie
18 chemin du Clos St Martin  78620  L’ETANG LA VILLE  01 39 58 39 74

e-mail :
serge@alcap.fr   Site internet : www.alcap.fr ou  www.alcap.org
        

 


Lettre d’information n° 8 (décembre 2009)

Cette lettre est diffusée par courrier postal ou internet aux personnes atteintes d’Alcaptonurie, à leur famille, aux amis et aux membres de l’ALCAP, aux donateurs, aux médecins et chercheurs, et à toute personne qui s’intéresse à l’Alcaptonurie.

L’Étang la Ville, le 2 décembre 2009

Chers amis de l’ALCAP,

L’ALCAP est membre des trois associations de malades suivantes :

  • La Fédération des Maladies Orpheline (FMO),
  • L’Alliance des Maladies Rares (ALLIANCE),
  • Solidarité Handicap autour des Maladies Rares (SOLHAND).

L’ALCAP est reconnaissante envers ces trois associations pour les conseils et informations qu’ils nous fournissent.

Nous vous suggérons de consulter les sites internet de ces trois associations, vous y trouverez des informations utiles à votre cas particulier :

FMO : www.maladies-orphelines.fr

ALLIANCE : www.alliance-maladies-rares.org

SOLHAND : www.solhand-maladiesrares.org

 

Serge SIREAU

Président de l’ALCAP

serge@alcap.fr

 

ALCAP Association pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie

18 chemin du Clos St Martin 78620 L’ETANG LA VILLE 01 39 58 39 74

e-mail : serge@alcap.fr Site internet : www.alcap.fr ou www.alcap.org

 


Lettre d’information n° 7 (novembre 2009)

Cette lettre est diffusée par courrier postal ou internet aux personnes atteintes d’Alcaptonurie, à leur famille, aux amis et aux membres de l’ALCAP, aux donateurs, aux médecins et chercheurs, et à toute personne qui s’intéresse à l’Alcaptonurie.


L’Étang la Ville, le 24 novembre 2009

 

 

Chers amis de l’ALCAP,

 

 

                                                La 3ème Conférence Internationale sur l’Alcaptonurie s’est tenue en Italie (à Sienne) le 27 octobre dernier.

                                                Elle a été organisée par l’Université de Sienne (Département de Biologie Moléculaire).

                                                L’ordre du jour de cette réunion de spécialistes a été diffusé par notre lettre d’information n° 6 (datée du 9 octobre 2009).

                                                Voici ci-dessous un résumé des présentations effectuées et des discussions.

 

Nota : N’étant pas professionnel de la santé, je prie le lecteur professionnel de bien vouloir excuser les éventuelles omissions, incohérences ou erreurs qui pourraient être remarquées dans ce compte-rendu (m’en faire part SVP).  En effet, ce présent document ne relate que très partiellement les exposés et discussions du colloque, lesquels ont été très denses.

 

 

 

                                                Après une introduction de bienvenue par les Professeurs Annalisa SANTUCCI (Université de Sienne) et Jim GALLAGHER (Université de Liverpool), chaque participant a présenté son exposé, suivi à chaque fois de réponses aux questions des participants.

 

 

1) L’Alcaptonurie en Italie :

     Docteur Alessandro MANNONI (Université de Florence).

 

1.1  : L’alcaptonurie en Italie selon PubMed1 (1990 – 2009) :

      

                                                Voici une liste de cas (Hommes et Femmes) à propos desquels des études ont été effectuées en Italie et qui ont donné lieu à une publication sur PubMed (l’auteur principal est indiqué en majuscules) :

 

 

2007 : ALIBERTI G. et al.2 (Rome) : 3 H et 2 F

2006 : CASTAGNA A. et al. (Milan) : 1 F

 

2004 : MANNONI A.,  SELVI E., AIRO P., et al. (Florence, Sienne, Brescia) : 4 H, 5 F

2003 : ALLIBERTI G. et al. (Rome) : 5 H, 2 F

2000 : SELVI E. et al. (Sienne) : 1 H

2000 : DI FRANCO M. et al. (Rome) : 1 H

1998 : MICALI G. et al. (Catane) : 1 H

1997 : ALIBERTI G. et al. (Rome) : 1 H

1995 : CORRA T. et al. (Vérone) 1 F

1994 : MELIS M. et al. (Rome) : 1 H

1990 : GEMIGNANI G. et al. (Pise) : 1 F

 

Il y a donc un total de 29 cas rapportés (et publiés) en Italie ces 20 dernières années.

Il est estimé qu’il y a en Italie entre 60 à 240 personnes atteintes d’Alcaptonurie, soit 200 à 800 couples à risque.

 

1.2  : Groupe d’étude :

 

                                                Un groupe d’étude de l’Alcaptonurie a été créé en Italie. Voici une liste des cas étudiés actuellement (31 cas) :

 

Centre

Origine

Famille

Cas

Sienne

Florence

 

1H

 

Pistoia

 

1H

 

Rome

 

1H

 

Asti (Piedmont)

 

1F

 

Lecce

 

1H

 

Sicile

2

2H   2F

 

Fermo (Marche)

 

1F

Florence

Val Passiria (BZ)

1

4 (3F, 1H)

 

Naples

 

1H

 

Florence

1

2F

 

Sicile

1

2F

 

Appenins Tusco-Emilian

1

1H, 1F

 

Bologne

 

1H

 

Padoue

 

1H

 

Benevento

 

1F

 

Turin

 

1H

 

Brunico (BZ)

1

2F

 

Cremone

 

1H

 

?

 

1H

Brescia

Val Camonica (BS)

1

1H, 1F

 

 

1.3  : Conclusions :

 

                                                Il est probable que la plupart des cas d’Alcaptonurie en Italie ne soient pas reconnus. Il est donc important de créer maintenant un réseau de cliniciens rhumatologues qui soient au courant de cette maladie rare et invalidante.

                                                Également, il est important de créer un Centre de Référence Italien de l’Alcaptonurie, dans des buts de recherche et de soins.

 


2) Siena Biotech : Découverte de médicaments modernes dans la recherche sur les maladies rares.

     Docteur Giovanni GAVIRAGHI (Directeur Général de Siena Biotech, Sienne)


Siena Biotech est une entreprise privée qui effectue des recherches sur les médicaments, y compris ceux destinés aux maladies rares.

                                                Siena Biotech est contrôlé à 95% par la « Monte dei Paschi di Siena Foundation », elle même appartenant pour 58% à la troisième plus grande banque Italienne.

                                                L’entreprise concentre ses efforts sur la découverte de nouveaux médicaments, en partenariat étroit avec les Universités et les autres compagnies de biotechnologies, depuis la recherche clinique jusqu’à la découverte de nouvelles drogues.

 

 

3) HGD3 : Mutation 360R :

     Docteur Bernardino PORFIRIO (Université de Florence)

 

3.1 : Travaux précédents :

 

1990 : MONTAGUTELLI et al : Souris alcaptonurique.

1993 : POLLAK et al : identification du gène dans la région 16 cM sur un chromosome 3q2.

1994 : JANOCHA et al. : Identification du gène sur un chromosome 16 de la région du chromosome humain 3q.

1995 : FERNANDEZ-CANON & PENALVA : Clonage du gène dans A. nidulans et identification de l’homologue humain.

1996 : FERNANDEZ-CANON et al. : Clonage du gène humain et identification de la première mutation.

1997 : GRANADINO et al. : Organisation génomique du gène humain.

1998 : BELTRAN-VALERO DE BERNABE et al. : Polymorphismes intra-géniques et mutations chez de nombreux patients dans le monde.

2000 : TITUS et al. : Indices cristallographiques dans la structure complexe de l’enzyme.

 

3.2 : Travaux en Italie :

 

                                                Le Dr. PORFIRIO a exposé l’étude complète des mutations AKU qu’il a réalisés en Italie (voir aussi http://www.alkaptonuria.cib.csic.es/).

                                                A remarquer qu’il semble qu’il existe une grande incidence de cette maladie dans le nord de l’Italie (Val Passiria).

 

 

4) L’Alcaptonurie en Slovaquie :

     Docteur Andrea ZATKOVA (Université Cormenius, Bratislava)

 

4.1 : Nord-Ouest de la Slovaquie :

                                               

                                                La prévalence est de 1 / 19.000 en Slovaquie (pour une population Slovaque d’environ 5 millions de personnes).

 

                                                En particulier, il existe un grand nombre de cas d’Alcaptonurie dans le nord-ouest de la Slovaquie, dans le district de Kysuce (région montagneuse isolée). Dans cette région, la maladie est très répandue chez les bergers d’une population dite de « colonisation de Valachie ». Ceci a résulté en une grande consanguinité et une isolation génétique qui a persisté (selon des études effectuées d’après les registres des paroisses).

 

4.2 : Séquençage et mutations :

 

                                                Le laboratoire du Dr. ZATKOVA effectue des diagnostics ADN de routine pour l’Alcaptonurie en Slovaquie.

                                                Des méthodes rapides de détection ont été développées pour 10 mutations Slovènes (ZATKOVA et al. 2003).

                                                80 mutations de différents pays européens et non-européens ont été mises en évidence (dont 12 chez les Slovaques).

                                                280 patients sont suivis (dont 110 enfants).    

                                                La base de données AKU se trouve à Bratislava.      

                                                Dans son laboratoire, depuis 2008, le séquençage du gène HGO4 entier peut être effectué chez des patients dont on ne connaît pas les mutations HGO (Acide HomoGentisique-Oxydase).

 

                                                Les travaux sont effectués en accord avec :

  • Le projet « Gen2phen » (http://www.gen2phen.org/), en collaboration avec le « Human Genome Variation Society » (HGVS : http://www.hgvs.org/)
  • Le « Departemento de Medicina Cellular y Molecular, Centro de Investigaciones Biologicas » (CSIC), Madrid
  • Le « Center for Human and Clinical Genetics », Leiden University Medical Center, Hollande.

                                               

                                                Le Dr. ZATKOVA a ensuite exposé dans le détail ses travaux sur les mutations HGO dont elle s’occupe (dont 10 nouvelles).

 

                                               

5) Nitisinone : résultats de 3 années d’essais (étude n° 3) :

     Docteur Wendy INTRONE (National Institute of Health, Bethesda, USA)

 

5.1 : Tests effectués  :

 

  • 20 patients sous Nitisinone, 20 sans traitement (les patients étaient au courant)
  • Age : 30 à 80 ans
  • Dose : journalière de 2 mg
  • Examen tous les 4 mois
  • Mensuration primaire : rotation totale de la hanche
  • Mensurations secondaires : 6 minutes de marche, test de Schöber5 (flexion antérieure de la portion de la colonne vertébrale située au niveau des vertèbres lombaires), limites de mouvements des articulations, temps pour se lever…

 

5.2 : Constatations :

 

  • Entre 2 et 9 grammes de HGA6 (Acide HomoGentisique) sont rejetés dans l’urine chaque jour.

 

 

  • Le taux d’HGA dans le plasma est bien plus faible chez les patients sous Nitisinone (0,349 mg/ml) que chez ceux du groupe sans traitement (5,72 mg/ml).
  • Chez les malades, la rotation de la hanche diminue de 9° par an et est prévisible. Mais dans le cas des patients traités par la Nitisinone, le déclin qui a été mesuré n’est pas statistiquement significatif. Il n’est pas comme prévu et est variable selon les individus et les efforts qu’ils peuvent effectuer.
  • Il en a été de même pour les paramètres secondaires qui n’ont pas été concluants.
  • Les degrés de sténose de la valve aortique ont été mesurés (débit normal du sang : 2,0 m/s, avec sténose : 2,5 m/s), sans résultats probants.

 

                                                D’autres paramètres sont en cours d’évaluation :

  • Densité de l’os à mi-vertèbre sur 3 ans,
  • hauteur du disque intervertébral.

                                                          

 

5.3 : Conclusions :

 

  • Le taux d’HGA dans les urines diminue d’environ 95 %
  • Le taux d’HGA dans le plasma diminue aussi d’environ 95 %
  • Le niveau de Tyrosine7 (acide aminé) dans le plasma augmente de 10% 
  • La Nitisinone semble bien tolérée (bien qu’il y ait une faible possibilité de cristaux dans la cornée et des effets secondaires possibles sur le foie)
  • La rotation de la hanche et autres paramètres secondaires n’ont pas montré de bénéfice réel
  • D’autres paramètres sont en cours d’analyse.

 

                                                Il faudrait peut-être envisager une autre étude, mais sur des sujets plus jeunes.

 

6) Recherche sur l’Alcaptonurie à Sienne :

     Professeur Annalisa SANTUCCI  (Université de Sienne)

 

                                                Divers modèles pour étudier l’Alcaptonurie ont été analysés :

 

  • ex vivo : cartilages + HGA
  • in vitro : cellules humaines
  • in vitro : chondrocytes8 humains primaires
  • ex vivo : chondrocytes AKU, synoviocytes9, ostéoblastes10
  • in vitro :  plasma, serum
  • in vivo :   « zebrafish » (génétique)
  • in vitro :  fongique

 

                                               A noter que la vitamine C n’a aucun effet.  in vitro la vitamine C empêche l’oxydation de l’HGA en pigment et donc théoriquement peut être efficace.  Mais in vivo les doses de  Vitamine  C employées ne doivent pas être suffisantes, mais aussi être utilisées toute la vie.

                                               Probablement (à long terme) l’Acide Phytique11 et la Taurine12 sont-ils des agents efficaces pour protéger les protéines de la pigmentation par HGA.

 

 

7) Recherches sur l’Alcaptonurie à Liverpool :

     Docteur Lakshminarayan RANGANATH (Université de Liverpool)

 

7.1 : Comment l’Université de Liverpool s’est intéressée à l’Alcaptonurie :

 

                                                Il faut considérer deux périodes : avant et après 2005.

                                                Avant 2005, l’Association Britannique pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie (« AKU Society ») a été créée en 2003 par Bob GREGORY (lui-même très atteint par la maladie).

                                                Puis, le Docteur Nicolas SIREAU13, père de deux garçons alcaptonuriques, s’est considérablement investi dans l’association. Il a réussi à obtenir des financements importants de la part de fondations et a développé le site internet de l’association (http://www.alkaptonuria.info/).

                                                En décembre 2004, un patient atteint d’alcaptonurie est décédé à Sleaford (Lincolnshire) et son autopsie a été effectuée à Liverpool.

                                                En 2005, une première étude a été publiée (L. RANGANATH,

T. HELLIWELL, A. SHENKIN) dont le titre était : « Investigation concernant la nature du pigment ochronotique et son interaction avec les tissus ».

 

7.2 : L’Alcaptonurie en Grande Bretagne (octobre 2009) :

                                                 

                                                Pour une population d’environ 60 millions de personnes, la prévalence de l’Alcaptonurie en Grande Bretagne est estimée à 1/250.000 à 1/1.000.000

                                                Pour le moment 70 alcaptonuriques sont recensés au Royaume Uni (et sont en contact avec l’AKU Society).

                                                Ils sont répartis ainsi : Londres : 10 / côte sud-est : 4 / côte sud : 4 / côte sud-ouest : 5 / Pays de Galles : 1 /  Midlands ouest : 6/  Nord ouest : 7 / Irlande du nord : 7 / Écosse : 4 / Nord est : 1 / Yorkshire : 7 /  Midlands est : 1 / Angleterre est : 3 / Autres : 10.

 

7.3 : L’Alcaptonurie dans le monde (octobre 2009) :

 

                                                227 patients (hors Grande Bretagne et Slovaquie) sont répertoriés par l’ « AKU Society » (qui est en contact avec plus de 200 patients) :        

 

  • France : 13 / Bulgarie : 3 / Grèce : 1 / Hongrie : 1 / Italie : 2 / Allemagne : 2 / Roumanie : 1  / Hollande : 10 / Espagne : 3
  • USA : 76 / Canada : 10
  • Mexique : 1 / Guatemala : 1 : Brésil : 2
  • Israël : 1 / Jordanie : 38 / Qatar : 35 / Arabie Saoudite : 1 / Turquie : 1
  • Australie : 10
  • Inde : 2 / Indonésie : 1 / Hong Kong : 1 / Singapour : 1 / Pakistan : 1
  • Russie : 1
  • Autres : 8

 

7.4 : Liverpool s’est d’abord concentré sur l’histoire naturelle de l’Alcaptonurie :

 

                                               Pour obtenir une bonne compréhension des aspects métaboliques de l’Alcaptonurie, ainsi que de ses conséquences cliniques, l’accent a surtout été mis sur l’étude des dommages aux articulations (cartilages).

                                               

                                                Cependant, de nombreuses questions sont encore sans réponses, en particulier en ce qui concerne le pigment ochronotique :

  • Quelle est la responsabilité de cette pigmentation dans la maladie ?
  • Est-ce constant ou dynamique ?
  • Est-ce réversible ?  Cette pigmentation peut-elle être stoppée ?
  • Existe-t-il des facteurs in vivo protecteurs ?
  • Existe-t-il un seuil à partir duquel la pigmentation crée des dommages cliniques ?
  • La nature de la pigmentation est-elle différente selon les endroits du corps ?

                                                Les techniques suivantes ont été mises en œuvre au CHU de Liverpool :

  • Évaluations cliniques
  • Kinésithérapie / Diététique
  • Scintigraphie osseuse nucléaire
  • PET-CT (Tomographie à Émission de Positron) (Fluoro-deoxy glucose)
  • IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) du corps entier et des articulations
  • Génétique (chimie clinique)
  • Radios de la colonne vertébrale
  • Échocardiogrammes
  • Études métaboliques

 

7.5 : Résultats d’analyses de questionnaires :

 

7.5.1 : Douleurs aux articulations et pigmentation (22 patients) :

 

                                                Le graphique25 ci-dessous indique :

  • Quand les premiers signes cliniques se sont déclarés (ligne),
  • Les flèches montrent l’âge des premiers évènements détectés par des patients adultes (douleurs de dos et pigmentation des oreilles à environ 20 ans),
  • Entre quels âges les patients ont commencé à ressentir des douleurs (rectangles),
  • L’âge moyen de l’apparition de ces douleurs (ligne verticale au milieu des rectangles).

7.5.2 : 7.5.2 : Prothèses (3 à 8 patients) : 

 

                                                Le graphique ci-dessous indique :

  • Entre quels âges les patients ont dû avoir recours à des prothèses (rectangles),
  • L’âge moyen de remplacement de l’articulation (trait vertical dans le rectangle).

 7.6 : Ochronose : buts poursuivis :

 

·        Développer un modèle robuste de souris de l’ochronose

·        Étudier la pathogénèse14 de l’ochronose

·        Déterminer les facteurs qui influencent le début et la progression de l’ochronose

·        Développer des techniques d’imagerie pour identification précoce de l’ochronose et sa surveillance

 

En effet :

 

·        La pigmentation n’est pas uniforme.

·        Elle est sélective : yeux, oreilles, articulations…

·        On ne la retrouve pas dans tout le corps. Quel est donc le mécanisme de compensation dans les parties du corps qui en sont exemptes ?

·        Les cultures de cellules ont montré l’influence cellulaire dans la culture des chondrocytes, mais ne peuvent pas être reproduites in vivo

·        Puisque la pigmentation est si rapide dans les cultures, il est supposé que l’influence d’un inhibiteur in vivo est manquante

·        Les hypothèses concernant le stress mécanique peuvent être testées sur un modèle animal.

 

 

8) Modèles de souris :

    Jonathan JARVIS (Doctorant à L’Université de Liverpool)

 

·        Il faut d’abord rappeler qu’un modèle de souris n’est pas directement transposable au modèle humain

·        Les souris sont développées par mutagénèse15 provoquée par l’ENU16 (Éthyle NitrosoUrée)

·        Les examens ne sont pas invasifs17

·        Elles ne montrent pas de pigmentation, bien qu’elles aient un taux de HGA élevé dans les urines

·        Serait-ce parce que leurs fonctions rénales sont plus efficaces que celles des humains ?

·        Peut-être que leur durée de vie courte leur procure une meilleure protection par rapport aux espèces qui réagissent à l’oxygène ?

·        Les autorisations officielles de transfert de souris d’Oregon (Marcus Grompe18) à Liverpool ont été obtenues.

 

 

9) Recherche sur le pigment ochronotique in vivo et in vitro :

     Adam TAYLOR (Doctorant à L’Université de Liverpool)

 

9.1 : Matériel utilisé :

 

  • Pigmentation in situ et in vitro : Microscope Optique et Microscope Électronique
  • Production et analyse de pigments HGA : Microscope Électronique

 

9.2 : Résumé de l’histologie :

 

  • Le pigment varie en apparence à tous les niveaux
  • Il y a différents types de pigments
  • Le pigment est présent dans de nombreux tissus et cellules
  • On ne sait pas comment ce pigment se forme
  • Le test de Schmorl19 fonctionne pour identifier un petit nombre de pigments
  • On voit du pigment avec le collagène20, in situ et in vitro
  • On voit aussi  du pigment dans des cellules sans collagène
  • On se demande quels facteurs, autres que le HGA, influencent le rôle de la pigmentation.

 

 

9.3 : Travaux de recherche à Liverpool (FindAKUre) :

 

  • Ces recherches font partie du projet « FindAKUre »
  • Voir le site http ://www.findakure.org/
  • Elles sont financées grâce (entre autres) à une dotation de 500.000 £ (555.000 €) attribuée par la Loterie Nationale Britannique à l’association caritative « AKU Society », laquelle travaille en étroite collaboration avec le CHU de Liverpool
  • Les financements obtenus grâce à ces dons assurent pour encore trois ans (jusqu’en avril 2012) la pérennité des travaux au CHU de Liverpool.
  • Actuellement, 5 spécialistes travaillent sous l’autorité du Pr. GALLAGHER et du Dr. RANGANATH : 2 à temps complet et 3 à temps partiel.

 

 

10) Médicaments orphelins et Union Européenne / Éventuelle reprise d’essais avec la Nitisinone :

        Professeur Timothy COX (Université de Cambridge)

 

10.1 : Médicaments orphelins et Union Européenne :

 

10.1.1: Dimension du problème. Définition thérapeutique d’une maladie rare (orpheline) :

 

Population

Nombre d’individus affectés

Prévalence pour 100.000

Union Européenne

< 250.000

5,0

Grande Bretagne (ultra-orphelin)

< 1.000

0,18

États Unis

< 200.000

7,5

Australie

< 2.000

1,1

Japon

< 50.000

4,0

 

                                                Il y a entre 6.000 et 8.000 maladies rares.

                                                Elles affectent environ 30 millions de personnes en Europe et 25 millions aux États Unis.

 

 

10.1.2 : Commission Européenne :

 

  • Directive 141/2.000 : elle instaure des mesures d'incitation destinées à favoriser la recherche, le développement et la mise sur le marché des médicaments orphelins
  • Cette Directive n’a malheureusement eu qu’un succès partiel

 

10.1.3 : Développement de médicaments orphelins :

 

  • L’introduction de thérapies pour les maladies rares est difficile
  • La science est exigeante et souvent sous-financée
  • Les essais cliniques requièrent des connaissances spécifiques
  • Les procédures standard de chiffrage des médicaments ne s’appliquent pas aux médicaments orphelins

 

10.1.4 : Difficultés pour développer des essais cliniques pour les maladies rares :

 

  • Peu de patients sont disponibles pour les essais cliniques
  • Les manifestations cliniques sont hétérogènes
  • La pathogénèse n’est pas complètement comprise
  • Il y a un manque de biomarqueurs21 validés
  • Des considérations éthiques sont à prendre en compte pour des essais concernant des personnes très malades
  • Il est difficile d’enrôler des enfants
  • Des résultats cliniques à court terme sont difficiles à obtenir
  •  Souvent, il n’y a aucun précédent, on est dans un nouveau domaine et les autorités de régulation et de licence manquent de compréhension.

 

10.2 : Élaboration d’éventuels nouveaux essais avec la Nitisinone :

 

                                                Il serait intéressant de lancer, en coopération Européenne,  une campagne de tests avec la Nitisinone. Mais pour cela, plusieurs considérations sont à prendre en compte :

 

  • Obtenir davantage de données concernant le cours naturel de la maladie
  • Étendre les essais à plus d’enfants et de jeunes adultes
  • Établir une étude rétrospective multinationale du cours naturel de la maladie à tous les âges (avec en particulier des populations Slovaques)
  • Organiser une coopération entre les Centres Nationaux de Référence ou de Compétence sur l’Alcaptonurie
  • Développer un descriptif (« Score Index ») robuste, simple et transférable de la sévérité clinique
  • Décider de mesures objectives de l’efficacité, articulée cliniquement mais mécaniquement riche en enseignements, si possible non-invasive (par exemple confirmée par des biomarqueurs, IRM, études fonctionnelles, qualité de la vie…)
  • Il va sans dire que les critères d’enrôlement des patients est de la plus grand importance.
  • Intégrer ce que l’on apprend des souris alcaptonuriques
  • Perfectionner l’étude de biomarqueurs qui peuvent prédire les résultats cliniques les plus importants
  • Éviter les tentatives de traiter les aspects irréversibles de la maladie
  • Prendre l’avis de l’Agence Européenne des Médicaments
  • Coopérer avec un industriel sponsor (Swedish Orphan22 ?).

 

 

12) Discussions et conclusions :

 

12.1 : Tests du NIH (Nitisinone) :

 

  • Les essais effectués au NIH avec la Nitisinone n’ont pas été convaincants. Il n’y a pas de différence statistiquement notable entre les patients traités par la Nitisinone et les patients sans traitement.
  • Bien qu’une majorité de patients ait ressenti une amélioration de leur qualité de vie, une poignée de patients n’a vu aucune différence.
  • Il est possible que la Nitisinone, bien qu’elle réduise considérablement le taux de HGA excrété dans les urines, n’agisse pas, ou faiblement, sur les cartilages et autres tissus déjà imbibés de HGA.
  • Le critère principal retenu par le NIH pour mesurer l’évolution dans le temps (rotation de la hanche), n’est pas considéré par tous comme pertinent.
  • Des analyses supplémentaires des données accumulées au cours des trois années de ces tests sont en cours. Un rapport final sera publié bientôt par le NIH.
  • Le NIH envisage des essais supplémentaires à long terme, mais sur une population plus jeune. Cependant, ces essais futurs éventuels n’ont pas encore été discutés en détail.

 

12.2 : Tests en Europe (Nitisinone) :

 

  • Il serait souhaitable que des essais avec de la Nitisinone soient effectués conjointement dans différents pays d’Europe.
  • Les critères à prendre en compte pour ces tests sont à élaborer avec soin, en partenariat étroit entre médecins et chercheurs européens.
  • Les instances Européennes adéquates seront prochainement contactées.

 

12.3 : Thérapie par Remplacement d’Enzyme15 :

 

  • La Thérapie par Remplacement d’Enzyme est un traitement médical qui remplace une enzyme chez des patients où il est particulièrement déficient ou absent.
  • Généralement, ceci est fait par infusion intraveineuse contenant l’enzyme (la diffusion par capsule risque d’être lourde).
  • Cette thérapie ne traite pas la maladie, mais seulement les symptômes.
  • Dans la maladie de Gaucher16 par exemple, un enzyme artificiel a déjà été élaboré.
  • Mais l’enzyme manquante dans l’Alcaptonurie est très difficile à produire, car complexe.
  • Il est nécessaire que des spécialistes acquièrent davantage de connaissances sur cette enzyme.
  • Elle pourrait être clonée sur un fongique, mais il faudra prouver qu’elle fonctionne sur le plasma.

 

12.4 : Thérapie génique :

 

  • Ce serait la meilleure solution, mais dans l’état actuel des connaissances il faudra probablement encore attendre 10 ou 15 ans.

 

13) Hommage à Bob GREGORY :

 

  • Bob GREGORY, fondateur de l’ « AKU Society » à Liverpool, est non seulement très malade de l’Alcaptonurie, mais de plus il est sérieusement atteint par la maladie de Parkinson.
  • Une vidéo, intitulée « A story of Hope » (une histoire d’espoir) a été visionnée en fin du colloque et le DVD correspondant distribué à tous les participants.

 

 

14) Prochaine conférence annuelle sur l’Alcaptonurie :

 

  • Elle aura lieu à Cambridge, en fin d'année 2010.

Cordialement,

 

Serge SIREAU

Président de l’ALCAP

serge@alcap.fr

 

 

ALCAP   Association pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie

18 chemin du Clos St Martin  78620  L’ETANG LA VILLE  01 39 58 39 74

   Site internet : www.alcap.fr ou  www.alcap.org

 

 

 

GLOSSAIRE :

 

1) PubMed :

PubMed est une base de données bibliographiques produite par la « National Library of Medicine » (NLM™) aux États-Unis.

 

2) et al :

Il est d'usage dans les domaines scientifiques, lorsqu'une publication a plusieurs auteurs, d’annoncer l'auteur principal puis « et al. » au lieu de citer tous les collaborateurs.

 

 

4) HGO : (Acide HomoGentisique-Oxydase) :

C'est une enzyme, dont l'activité se révèle la plus importante au niveau hépatique, ainsi qu'au niveau rénal (mais moindre que dans le foie). Aucune activité significative n'a été retrouvée dans d'autres tissus tels le sang, les glandes salivaires ou les muscles. Par contre, en 1994, avec l'apport de la biologie moléculaire, l'existence d'une activité du gène du HGO a été montrée au niveau de l'intestin grêle, du colon et de la prostate.

 

5) Test de Schöber :

Le test de Schöber mesure la flexion antérieure (se pencher en avant) de la portion de la colonne vertébrale située au niveau des vertèbres lombaires (région habituellement appelée maladroitement les reins).

Pour effectuer ce test, on demande au patient de se tenir debout les talons joints. On effectue ensuite des marques sur le dos de l’individu à 5 cm et à 10 cm au-dessus d’une zone que l’on appelle la jonction lombosacrée. Le médecin trace une ligne horizontale entre deux zones anatomiques osseuses appelées les épines iliaques postéro-supérieures. Cette zone se situe à environ un plat de main au-dessus de la raie fessière au niveau du sacrum. On demande alors au patient de se pencher en avant au maximum. On mesure à ce moment-là la distance qui sépare les deux marques. La distance entre les deux marques augmente de 5 cm ou plus quand il y a une mobilité lombaire normale, et de moins de 4 cm dans le cas d’une diminution de la mobilité lombaire.

 

6) HGA : (Acide HomoGentisique) :

C'est un acide phénolique facilement oxydable, surtout en milieu alcalin (abréviation AHG en français).

 

7) Tyrosine :

C’est un acide aminé. Molécule organique possédant un squelette carboné et deux fonctions : une amine (-NH2) et un acide carboxylique (-COOH). Les acides aminés sont les unités structurales de base des protéines. Ils mesurent environ 100 picomètres (pm).

 

8) Chondrocytes :

Les chondrocytes (du grec : cartilage et cellule) sont les cellules composant le cartilage.

Ce sont des cellules arrondies et volumineuses (d'un diamètre de 20 à 40 µm) présentes dans le cartilage. Elles possèdent un noyau volumineux, arrondi et nucléolé dans sa région centrale. Elles synthétisent et dégradent les composants de la matrice extracellulaire du cartilage.

 

9) Synoviocytes : Cellule de la couche bordante de la membrane synoviale.

 

10) Ostéoblastes : Forme jeune de cellule osseuse qui participe à l'ossification.

 

11) Acide Phytique : Constituant phosphoré le plus abondant des végétaux, localisé exclusivement dans les graines.

 

12) Taurine : Dérivé d’acide aminé soufré. La taurine est fortement présente dans la bile de taureau, d'où son nom.

 

13) Le Docteur Nicolas (Nick) SIREAU est Docteur en Sciences Sociales en Grande Bretagne.

 

14) Pathogénèse :

La pathogénèse ou pathogénie est l'étude du ou des mécanismes responsables du déclenchement et du développement d'une maladie.

La pathogénèse fait intervenir souvent plusieurs mécanismes pathologiques pour une seule maladie dans lesquels les gènes, l'environnement, le conditionnement, l'individu (comme esprit unique et corps unique) et d'autres facteurs très nombreux jouent un rôle important.

 

15) Mutagénèse :

La mutagenèse est une approche de la génétique pour comprendre la fonction des gènes. Elle consiste en l'induction de mutations dans le génome d'un organisme unicellulaire ou multicellulaire, par exposition à un agent chimique, à un agent physique, à un virus intégratif ou à un élément transposable, ou par utilisation d'un technique de biologie moléculaire.

 

16) ENU (Éthyle NitrosoUrée) :

ENU (également connu comme N-éthyle-N-nitrosoUrée, formule chimique C3H7N3O2), est un mutagène (un agent qui change le génome) très puissant.

 

17) Invasif :
Un examen invasif est un examen médical requérant une effraction de la peau.

 

18) Marcus Grompe :

Marcus Grompe est Professeur au « Departments of Molecular and Medical Genetics and Pediatrics »

de la « Health & Science University » de l’Oregon (USA).

Il effectue des recherches scientifiques sur les maladies génétiques. En 2004 il est devenu le premier directeur du nouveau « Oregon Stem Cell Center ».

Les souris alcaptonuriques sont fournies par cette entreprise.

19) Test de Schmorl :

Test histologique de l’os.

 

20) Collagène :

Le collagène est une glycoprotéine fibreuse dont le rôle peut être comparé à une armature. Il s'agit de la protéine la plus abondante de l’organisme et représente 1/4 de toutes les protéines de l'organisme. Il est secrété par les cellules des tissus conjonctifs.

 

21) Biomarqueur :

Un biomarqueur est une caractéristique biologique mesurable liée à un processus normal ou non.

Dans le domaine médical, un biomarqueur peut être utilisé pour le dépistage (recherche d'une maladie dans une population), le diagnostic (caractérisation d'une maladie chez un individu), la réponse à un traitement, la rechute après un traitement, la toxicité d'une molécule. Cela peut être par exemple une protéine dosable dans le sang ou la présence d'une molécule dans l'urine.

 

22) Swedish Orphan :

« Swedish Orphan International » est un groupe de compagnies qui a 20 ans d’expérience dans le domaine des médicaments orphelins et les maladies rares.

La Nitisinone est fournie par « Swedish Orphan » (http://www.swedishorphan.com/).

 

23) Enzyme :

(nom féminin ou masculin)

Protéine accélérant les réactions chimiques de l'organisme.

Une enzyme est une molécule (protéine) permettant d'abaisser l'énergie d'activation d'une réaction et d'accélérer jusqu'à des millions de fois les réactions chimiques du métabolisme se déroulant dans le milieu cellulaire ou extracellulaire sans modifier l'équilibre formé . Les enzymes agissent à faible concentration et elles se retrouvent intactes en fin de réaction : ce sont des catalyseurs biologiques (ou biocatalyseurs).

 

24) Maladie de Gaucher :

La maladie de Gaucher est une maladie neurodégénérative de l'enfant et de l'adulte en rapport avec un déficit enzymatique

 

25) Graphique (Deltagraph) :

·        première ligne horizontale : début des douleurs chez quelques patients (10ème au 25ème centile)

·        premier rectangle : première moitié des patients (début du rectangle = 25ème centile)

·        deuxième rectangle : deuxième moitié des patients (fin du rectangle = 75ème centile)

·        ligne verticale à environ le milieu des rectangles : âge moyen auquel la plupart des patients souffrent (50ème centile, médian plutôt que moyen)

·        dernière ligne horizontale : 75ème au 90ème centile.

 

 

 


Lettre d’information n° 6 (octobre 2009)

Cette lettre est diffusée par courrier postal ou internet aux personnes atteintes d’Alcaptonurie, à leur famille, aux amis et aux membres de l’ALCAP, aux donateurs, aux médecins et chercheurs, et à toute personne qui s’intéresse à l’Alcaptonurie.

L’Étang la Ville, le 9 octobre 2009

Chers amis de l’ALCAP,

 

En 2007, mais aussi en 2008, l’ « Alkaptonuria Society » (Association Britannique de lutte contre l’Alcaptonurie) et l’Université de Liverpool, ont organisé une réunion de spécialistes européens pour faire le point sur les connaissances et les recherches en cours concernant l’Alcaptonurie (voir nos compte-rendus précédents).

Ces deux conférences ont eu lieu à Liverpool.

Cette année, la 3ème Conférence Internationale sur l’Alcaptonurie se tiendra en Italie (à Sienne) le 27 octobre. Elle est organisée par l’Université de Sienne (Département de Biologie Moléculaire).

Elle rassemble des experts Britanniques, Américains, Italiens et Slovaque (et se déroule exclusivement en anglais).

Voici une rapide traduction de l'ordre du jour de cette réunion :

Matin :

9h30 : « Bienvenue » par le Dr. Annalisa SANTUCCI et le Pr. James GALLAGHER.

9h45 : « L’Alcaptonurie : le passé, le présent et le futur » par le Pr. Roberto MARCOLONGO (Université de Sienne).

10h00 : « L’Alcaptonurie en Italie : de la recherche à la santé publique » par le Dr. Alessandro MANNONI (Rhumatologie, Azienda Sanitaria, Florence).

10h25 : « Le rôle de la découverte de drogues modernes dans la recherche sur les maladies rares » par le Dr. Giovanni GAVIRAGHI (Directeur Général de SienaBiotech, Sienne).

10h45 : « HGD : mutation 360R » par le Dr. Berardino PORFIRIO (Université de Florence).

11h45 : « Importance de l’hétérogénéité de l’Alcaptonurie en Slovaquie » par le Dr. Andrea ZATKOVA (Université Cormenius, Bratislava).

12h10 : Utilisation de la Nitisinone pour l’Alcaptonurie : résultats de 3 années de tests » par le Dr. Wendy INTRONE (National Institute of Health, Bethesda, USA).

12h30 : « Point concernant la recherche sur l’Alcaptonurie à Sienne » par le Dr. Annalisa SANTUCCI (Université de Sienne).

Après-midi :

14h30 : « Modèles animaux de chargement musculo-squelettique » par Jonathan JARVIS (Université de Liverpool).

 

14h55 : « Point concernant la recherche sur l’Alcaptonurie à Liverpool » par le Dr. Lakshminarayan RANGANATH (CHU de Liverpool).

 

15h20 : « Recherche sur le pigment ochronotique, in vivo et in vitro » par Adam TAYLOR (Université de Liverpool).

 

15h45 : « Médicaments orphelins et Union Européenne » par le Pr. Timothy COX (Hôpital Addenbrooke, Cambridge, GB)

 

16h30 : Vidéo : « Alcaptonurie, une histoire d’espoir ».

 

Le Dr. Nicolas SIREAU (Président de l’« Alkaptonuria Society ») participera bien sûr à cette conférence.

Le Pr. Robert AQUARON, retenu par une autre conférence internationale organisée depuis longtemps (à la même date), ne pourra malheureusement pas venir à Sienne.

Les associations de malades dédiées à l’Alcaptonurie seront représentées :

- l’ « Alkaptonuria Society »,

- l’ « AIMAKU » Associazione Italiana Malati di Alcaptonuria,

- l’ « ALCAP ».

En novembre, je vous enverrai un compte-rendu succinct de cette réunion.

Bien amicalement,

Serge SIREAU

Président de l’ALCAP

PS : L’étude récemment publiée par le Pr. R. AQUARON (« Aspects cliniques et biologiques de 29 patients français alcaptonuriques ») sera diffusée aux participants de la conférence.

ALCAP Association pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie

18 chemin du Clos St Martin 78620 L’ETANG LA VILLE Tél. : 01 39 58 39 74

e-mail : serge@alcap.fr Site internet : www.alcap.fr ou www.alcap.org

 



Lettre d’information n° 5 (juillet 2009)

Cette lettre est diffusée par courrier postal aux personnes atteintes d’Alcaptonurie, à leur famille, aux amis et aux membres de l’ALCAP, ainsi qu’aux donateurs.

L’Étang la Ville, le 11 juillet 2009

Chers amis de l’ALCAP,

1) Résultats de l’étude du NIH sur la Nitisinone (NTBC) :

Comme vous le savez, le NIH (Institut National de la Santé, aux États Unis) teste depuis 4 ans une molécule appelée Nitisinone (ou NTBC, ou ORPHADINE) sur une soixantaine de patients.

Le but de ces essais thérapeutiques est de traiter les symptômes de l’Alcaptonurie, par l’administration aux patients de doses très faibles de ce produit.

Ces essais à long terme viennent de se terminer et un comité scientifique et médical du NIH s’est réuni vendredi 10 juillet pour analyser les résultats de cette étude.

Malheureusement, il n’a pas été trouvé de différence statistique significatrice entre le groupe de patients qui a été traité par la Nitisinone et le groupe qui ne recevait qu’un placebo.

Cette phase de l’étude est donc maintenant close.

Cependant, le NIH continue son étude en analysant toutes les données qui ont été accumulées durant ces 4 années. Ils espèrent ainsi déterminer si la Nitisinone est quand même susceptible d’apporter des améliorations aux malades atteints d’Alcaptonurie. L’analyse de ces données va prendre du temps avant que des conclusions puissent en être tirées.

Malgré ces résultats décevants, le NIH a accumulé un grand nombre d’informations sur l’Alcaptonurie, les risques liés à la Nitisinone et les manières de mesurer ses effets. Tout cela sera en fin de compte utile pour tous.

Nous aurons davantage de détails à la Conférence Internationale sur l’Alcaptonurie qui aura lieu en Italie (Université de Sienne) les 27 et 28 octobre prochains.

Notas :

a) Ces informations nous ont été fournies par le NIH, Bethesda, Maryland, USA) dans un e-mail daté du 11 juillet 2009.

b) Il n’y a cependant pas lieu d’être pessimiste. La Nitisinone a prouvé être un médicament prometteur contre l’Alcaptonurie. En Grande Bretagne par exemple, il est administré à un patient et donne des résultats positifs. Les résultats mitigés du NIH ne font, probablement, que retarder sa mise sur le marché puisque des études supplémentaires sont nécessaires.

2) Plaquette ALCAP :

Vous trouverez ci-joint notre premier « prospectus » ALCAP (voir la rubrique : "Plaquette ALCAP" au bas du menu).

Il a été imprimé en 200 exemplaires.

Il est destiné au public en général, ainsi qu’aux familles et amis des malades. N’hésitez pas à le diffuser autour de vous. Si vous voulez en recevoir d’autres copies, dites le nous, nous vous en enverrons.

Si vous avez des suggestions pour améliorer le texte de ce document, veuillez SVP nous en faire part.

Une autre plaquette est en cours d’élaboration. Elle sera destinée au Professionnels de la Santé.

3) Adhérents et donateurs :

Pour l’année 2008, l’ALCAP avait :

  • 11 adhérents (cotisants 15 €),

  • 6 donateurs (versement supérieurs à 15 €)

  • 3 donateurs réguliers (versements mensuels)

Pour les 6 premiers mois de 2009, l’ALCAP compte :

  • 13 adhérents (cotisants 15 €)

  • 9 donateurs (versement supérieur à 15 €)

  • 4 donateurs réguliers (versements mensuels)

4) Cabinet comptable :


Bien que ce ne soit pas une obligation légale pour une petite association comme l’ALCAP, nous souhaitons que nos comptes soient établis et approuvés par un Cabinet Comptable.

Nous sommes heureux de vous annoncer que le Cabinet d’Experts - Comptables « RCD Audit & Associés » va dorénavant s’occuper de la comptabilité de l’ALCAP.

Même si nos moyens sont faibles, une comptabilité certifiée est en interne un outil de gestion, en externe une garantie de transparence.

Ceci devrait aussi nous permettre d’obtenir plus facilement diverses autorisations et inscriptions. Par exemple, nous avons fait une demande auprès de l’Administration de Impôts pour obtenir l’autorisation de délivrer des reçus fiscaux aux adhérents et donateurs.

 

Bien amicalement,

 

Serge SIREAU

Président de l’ALCAP

 

ALCAP Association pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie

18 chemin du Clos St Martin 78620 L’ETANG LA VILLE 01 39 58 39 74

e-mail : serge@alcap.fr Site internet : www.alcap.fr ou www.alcap.org



Lettre d’information n° 4 (mai 2009)

Cette lettre est diffusée par courrier postal aux personnes atteintes d’Alcaptonurie, leur famille (sur demande), les amis et les membres de l’ALCAP ainsi que les donateurs.

L’Etang la Ville, le 31 mai 200

Chers amis de l’ALCAP,

1) Alliance Maladies Rares :

L’ALCAP fait maintenant partie de l’Alliance Maladies Rares, dont voici les coordonnées :

Adresse : Les locaux se trouvent au sein de la Plateforme Maladies Rares, Hôpital Broussais. Entrée par le 96 bis rue Didot, secteur jaune, bâtiment Gaudart d’Allaines, porte 5, rez-de-chaussée.

Adresse postale: 102 rue Didot, 75014 PARIS

Téléphone : 01 56 53 53 40

Fax : 01 56 53 53 44

Site internet : http://www.alliance-maladies-rares.org

L’Alliance des Maladies Rares rassemble 183 associations. L’Alliance écoute, informe et oriente les malades, les proches des malades et les professionnels de la santé.

Pour cela, l’Alliance a un numéro de téléphone : 0 810 63 19 20

Nota : Rappelons que l’ALCAP est aussi affilié aux organismes suivants :

La Fédération des Maladies Orphelines (FMO) : 01 43 25 98 00

La FMO propose aussi un service d’écoute, d’information, d’orientation et d’accompagnement social dont le numéro de téléphone est : 0 810 500 005

Site internet : www.fmo.fr

ORPHANET : Le portail internet des maladies rares et des médicaments orphelins.

Site internet : www.orpha.net

SOLHAND : 01 64 49 91 12

Solidarité Handicap autour des maladies rares, soutient les handicapés en lien avec une maladie rare et/ou orpheline, à mieux vivre leur handicap, à gérer leur quotidien et les inconvénients que cela entraîne.

Site internet : http://solhand-maladiesrares.org

Nous sommes aussi référencés dans l’Annuaire des Associations de Santé (Tél. 0 800 71 80 60).

N’hésitez pas à téléphoner à ces organismes en cas de besoin, en particulier aux services d’écoute et d’information de la FMO et de l’Alliance.

 

2) Recherche sur l’Alcaptonurie en Grande Bretagne :

L’Alkaptonuria Society (AKU), association britannique pour la lutte contre l’Alcaptonurie (association soeur de l’ALCAP), a obtenu des financements de la part de diverses personnes, fondations et organismes anglais.

Grâce à ces fonds, l’AKU finance (en majeure partie) un Centre de Recherche sur l’Alcaptonurie au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Liverpool (Royal University Hospital).

Un programme de recherche sur la maladie a été défini par trois Professeurs et Docteurs du CHU.

Cinq spécialistes (dont deux à temps plein) travaillent dans ce Centre pour faire progresser nos connaissances sur l’Alcaptonurie et trouver des thérapies curatives.

Voir le site internet de l’AKU (en anglais et partiellement en français – traduit par l’ALCAP) : www.alkaptonuria.info

 

3) Publication d’une nouvelle étude sur l’Alcaptonurie en France :

Le Professeur Robert AQUARON et une équipe de médecins/chercheurs ont publié en mai (en anglais, dans la revue internationale “Current Rheumatology Review” – Bentham Science Publishers) une étude sur les aspects cliniques et biologiques de 29 patients alcaptonuriques (17 hommes et 12 femmes) originaires de la France métropolitaine et de l’île de la Réunion.

Une étude moléculaire et le suivi de l’évolution clinique des principaux organes affectés par l’ochronose ont été réalisés. Plusieurs mutations ont été révélées.

Cet article (12 pages, en anglais), qui destiné à des spécialistes, peut être obtenu sur demande au Professeur Aquaron (e-mail : robert.aquaron@univmed.fr).

 

4) Dépôt d’un dossier à l’Union Européenne :

L’AKU Society (en coopération avec l’ALCAP) a déposé un dossier de demande d’aide à l’Union Européenne pour créer un réseau européen dédié à l’Alcaptonurie (dans le cadre du programme Européen « Ensemble pour la santé »).

Si nous voulons que nos connaissances sur l’Alcaptonurie progressent, une coopération européenne s’impose. Nous avons déjà des partenaires en Italie, Espagne, Pologne, Croatie et Slovaquie. Nous souhaitons élargir cette base à d’autres pays européens (Hollande, Suède, Allemagne…) et créer une fédération des associations de lutte contre l’Alcaptonurie.

Pour le moment, seuls la Grande Bretagne et la France possèdent une association pour le lutte contre l’Alcaptonurie (cependant, une association analogue est en cours de création en Italie).

Nous souhaitons susciter la création d’autres associations, mais aussi la coopération pour la recherche, dans les autres pays d’Europe.

Pour cela, nous devons d’abord nous faire mieux connaître en France (et pays Francophones), de manière à entrer en contact avec le plus grand nombre de malades, mais aussi avec les spécialistes médicaux et scientifiques intéressés par l’Alcaptonurie.

C’est pour principalement ces deux raisons que nous avons adressé une demande de financement à l’Union Européenne. La réponse est attendue pour octobre prochain.


5) Cotisations et dons à l’ALCAP :

Jusqu'à présent l’ALCAP ne demandait pas de cotisation. Les personnes souhaitant aider l’ALCAP effectuaient des versements (dons) à leur convenance.

Il nous a été conseillé, à la fois par l’Alliance des Maladies Rares et un Cabinet Comptable, de dorénavant demander une cotisation aux personnes désirant participer.

Ainsi, pour être membre de l’ALCAP, une cotisation annuelle de 15€ est maintenant demandée. Lorsqu’une somme supérieure est versée, la différence est considérée comme don (ce qui semble t-il est légalement différent).

 

6) Rencontres entre malades :

L’ALCAP n’a pas encore les moyens d’organiser une réunion des personnes atteintes d’Alcaptonurie qui désirent se rencontrer. Mais ceci fait partie de nos projets.

Par contre, si vous désirez entrer en contact avec d’autres malades, qu’ils (ou elles) habitent dans votre région ou non, veuillez nous le faire savoir (par courrier). Nous vous communiquerons l’adresse et le numéro de téléphone des autres personnes qui le souhaitent également.

Voici la liste des 30 alcaptonuriques que nous avons jusqu'à présent recensés en France et en Belgique :

Selena (05, Hautes-Alpes), Mylène (06, Alpes Maritimes), Jacqueline (13, Bouches du Rhône), Claude (24, Dordogne), Léon (24, Dordogne), Thierry (32, Gers), Bruno (35, Ille-et-Vilaine), Marie (59, Nord), André (62, Pas de Calais), Annie (62, Pas de Calais), Claudine (62, Pas de Calais), Danièle (62, pas de Calais), Jean-Claude (62, Pas de Calais), Thierry (62, Pas de Calais), Yvonne (68, Haut-Rhin), Michelle (73, Savoie), Magalie (70, Haute Saône), Anne-Marie (70, Haute Saône), Maurice (74, Haute Savoie), Denis (83, Var), Yvan (88, Vosges), Jérôme (90, Territoire de Belfort), Almasse (92, Hauts de Seine), Sylvie (92, Hauts de Seine), Maria (94, Val de Marne), Irène (95, Val d'Oise), Micheline (974,Réunion), Johan (974, Réunion), Jean-Luc (Grimbergen), Dirk (Roulers).

Pour ceux ou celles qui ne désirent pas communiquer avec d’autres malades, nous vous garantissons que vos coordonnées resteront confidentielles.

Bien amicalement,

Serge SIREAU

Président de l’ALCAP

ALCAP Association pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie

18 chemin du Clos St Martin 78620 L’ETANG LA VILLE 01 39 58 39 74

e-mail : serge@alcap.fr Site internet : www.alcap.fr ou www.alcap.org


Lettre d’information n° 3 (janvier 2009).



Réunion avec le Professeur Robert AQUARON

L’Etang la Ville, le 25 janvier 2009


Chers amis de l’ALCAP,

Mardi 20 janvier nous avons rendu visite au Professeur Robert AQUARON, à Marseille.

Certains d’entre vous le connaissent déjà : le Docteur Robert AQUARON est Professeur Honoraire à la Faculté de Médecine de la Timone (Université de la Méditerranée Aix – Marseille II).

Il est, en France, spécialiste de l’Alcaptonurie, depuis 20 ans.

Non seulement son accueil a été fort chaleureux, mais nous avons décidé d’entreprendre deux projets ensemble. Ils sont résumés ci-dessous.

1) Création d’un Conseil Médical et Scientifique dédié à l’Alcaptonurie :

Nous allons (dans un premier temps) essayer de recenser tous les médecins (principalement Rhumatologues, Biologistes, Ophtalmologues, ORL, Généralistes, Chirurgiens, Orthopédistes, Dermatologues …) qui ont eu à s’occuper de patients atteints d’Alcaptonurie en France ou qui sont intéressés par cette maladie.

Si vous même connaissez un tel médecin, n’hésitez pas à nous en informer !

Ensuite, nous contacterons chacun d’eux pour leur demander s’ils sont disposés à participer au Conseil Médical et Scientifique de l’ALCAP.

Lorsque la composition de ce Conseil aura été établie, une première réunion sera organisée entre tous les membres du Conseil.

Un projet de Règlement Intérieur de ce futur Conseil figure sur le site internet de l’ALCAP, à la rubrique : « Les médecins ».                                               

2) Tests génétiques : identification des mutations du gène AKU :

Actuellement (janvier 2009), nous avons recensé 18 malades de l’Alcaptonurie en France (+ 2 en Belgique), c’est à dire avec lesquels l’ALCAP est en contact ou dont nous connaissons les coordonnées postales, téléphoniques ou internet.

Dans le but de faire avancer nos connaissances de l’Alcaptonurie, il est important d’identifier les mutations qui affectent le gène responsable de l’Alcaptonurie, chez chacune des personnes atteintes.

Nous allons donc demander à tous les patients que nous connaissons de bien vouloir accepter de subir un test génétique (sauf, bien sûr, les personnes dont les mutations du gène AKU ont déjà été identifiées). Ces tests consistent en une simple prise de sang.

Nous vous contacterons prochainement à ce sujet.                       

Cordialement,

Serge SIREAU

Président de l’ALCAP

serge@alcap.fr



Professeur Robert AQUARON (au milieu de la photo), Simone et Serge SIREAU,
le 20 janvier à la faculté de la Timone (Marseille).


ooOOoo


Lettre d’information n° 2 (novembre 2008)

2ème conférence internationale sur l’Alcaptonurie (Université de Liverpool)

L’Etang la Ville, le 25 novembre 2008
 

Chers amis de l’ALCAP,

La deuxième Conférence Internationale sur l’Alcaptonurie s’est déroulée à Liverpool, vendredi 21 et samedi 22 novembre 2008.
Elle a été organisée par l’Association Britannique pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie (« AKU Society »).
Cette présente lettre d’information constitue un résumé succinct des présentations et discussions qui ont été effectuées lors de ces deux jours.

La conférence était partagée en deux parties :

  • le vendredi, un atelier de travail entre médecins et chercheurs, dans une salle de  l’Université de Liverpool,

  • le samedi, une rencontre médecins-patients, dans un salon de l’hôtel « The Liner » qui se trouve près du Royal Liverpool University Hospital (CHU).

1) Conférence médicale (45 participants) :

La conférence était présidée par le Professeur Jim GALLAGHER, Chef du Département d’Anatomie Humaine et de Biologie Cellulaire au CHU de Liverpool (il est conseiller de l’AKU Society). Il a parlé du nouveau projet de recherche sur l’Alcaptonurie qui va être lancé pour les 3 prochaines années en Grande Bretagne (ce programme est financé par la Loterie Nationale Britannique).

Le Docteur Wendy INTRONE, collaboratrice du Docteur William GAHL au NIH (« National Institute  of Health »), aux États Unis, nous a fait une remarquable présentation de ses travaux sur la Nitisinone comme traitement de l’Alcaptonurie. Les résultats seront publiés l’été prochain.

Le Docteur José Manuel FERNANDEZ-CANON, de l’Université de Leòn, en Espagne, nous a fait part de ses travaux de recherche concernant la base moléculaire de l’Alcaptonurie.

Puis, ce fut au tour d’Adam TAYLOR de nous présenter ses investigations sur la structure de l’Ochronose à travers divers modèles (in vitro et in situ).
A noter qu’Adam effectue son Doctorat sur l’Alcaptonurie au CHU de Liverpool, grâce au financement de l’AKU Society.

Le Docteur Annalisa SANTUCCI, de l’Université de Sienne, en Italie, analyse avec son équipe la Biochimie de l’Alcaptonurie-Ochronose. Elle nous a parlé de ses plans de recherche pour un nouveau médicament.

Le Docteur L. RANGANATH, du CHU de Liverpool (il est Directeur Médical de l’AKU Society), nous a présenté ses observations après autopsie d’un malade de l’Alcaptonurie.

Le Docteur Sobhan VINJAMURI, du CHU de Liverpool, spécialiste en Médecine Nucléaire, nous a expliqué comment les techniques modernes d’imagerie peuvent être utilisées pour les recherches sur l’Alcaptonurie.

Un résumé des biographies des médecins et chercheurs qui dirigeaient les présentations et débats, figure ci-dessous.

2) Réunion Patients-Médecins (40 participants) :

Le Docteur Nicolas SIREAU, Président de l’AKU Society, a parlé des actions futures projetées par l’AKU Society et en particulier du nouveau plan de recherches médicales qui est en cours d’établissement. En effet, grâce aux dons reçus (malades, familles, amis, Fondations…) et au financement de la Loterie Nationale Britannique, la recherche va vraiment pouvoir progresser. Mais aussi, l’AKU Society va pouvoir influencer la manière dont les Maladies Rares sont traitées en Grande Bretagne.

Le Docteur Wendy INTRONE a présenté aux patients ses travaux sur la Nitisinone et répondu aux nombreuses questions que ceux–ci se posent.

Bev HEBDEN, Directrice du Centre d’Information sur l’Alcaptonurie à Liverpool, nous a détaillé les activités de ce Centre.

Jean-Yves SIREAU, fondateur et Directeur de la Société de bioinformatique GenSeq (analyse du génome personnel) nous a montré les possibilités de son logiciel d’évaluation de notre santé www.reportmyhealth.com (site en anglais).

Adam TAYLOR nous a exposé les résultats de ses recherches au microscope électronique sur la structure de l’Ochronose.

Le Docteur Jeanette USHER  nous a expliqué la génétique de l’Alcaptonurie.

Ensuite, une bonne partie de l’après-midi a été consacrée à des discussions entre les patients et entre les patients et les médecins.

Enfin, Lord Kenneth WARD-ATHERTON a conclu la réunion.                       

3) Conclusion :                       

Ces deux jours de réunions furent très positifs.           

Les médecins, les chercheurs et l’AKU Society ont pu faire le point sur les connaissances actuelles de l’Alcaptonurie-Ochronose. Les travaux futurs à réaliser ont été évalués, tant du point de vue du traitement des symptômes que de celui des recherches.

Enfin, des équipes en Europe et aux États-Unis se mobilisent pour trouver des solutions. Notre souhait à l’ALCAP est bien sûr de trouver une équipe française motivée pour participer à ces recherches.

Cordialement,

Serge SIREAU
Président de l'ALCAP
serge@alcap.fr


Biographies des intervenants :


De gauche à droite, rangée assise : Adam TAYLOR, Wendy INTRONE, Annalisa SANTUCCI, Lord Kenneth WARD-ATHERTON
De gauche à droite, rangée debout : Dr. Sobhan VINJAMURI, Dr. Lakshminarayan RANGANATH, Dr. Jose FERNANDEZ-CANON,
NicolasSIREAU, Pr. Jim GALLAGHER

Docteur L. RANGANATH :

Le Docteur Lakshminarayan Rao RANGANATH [MSc, MBBS, MD, PhD, FRCP (Edin), FRCPath] est spécialiste en Biochimie Clinique et Médecine Métabolique au « Royal Liverpool University Hospital ».

Il est aussi Directeur Médical de l’Alkaptonuria Society (Association pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie, ou « AKU Society ») en Grande Bretagne. A ce titre, il participe à toutes les activités de cette Association, y compris l’aide aux patients et la recherche.

Avec son aide, la recherche sur l’Alcaptonurie a débuté à Liverpool. Il a joué un rôle important pour rassembler une équipe de recherche pluridisciplinaire y compris le Professeur Jim GALLAGHER (Anatomie Humaine et Biologie Cellulaire, Université de Liverpool).

Le but de cette recherche est de comprendre les mécanismes de détérioration des cartilages par l’Alcaptonurie-Ochronose, de façon à pouvoir, en fin de compte, développer un traitement efficace. 

Professeur Jim GALLAGHER :

Le Professeur Jim GALLAGHER est titulaire de la Chaire d’Anatomie à l’Université de Liverpool. Il a obtenu son Doctorat à l’Université de Cambridge, puis il a entrepris des recherches post-doctorales à Berne.

Il est ensuite retourné en Angleterre pour travailler dans le Laboratoire Graham Russel à Sheffield où il a mis au point les premières techniques de culture de cellules d’os humain présentant un phénotype d’ostéoblaste. Son travail a consisté à élucider les mécanismes de base des maladies des os et des articulations.

Ces dernières années, son laboratoire a été le leader international pour la recherche sur le rôle des nucléotides extracellulaires et des récepteurs P2 dans les homéostases des os et de la peau.

Il est le fondateur et le Directeur de la société PalindromX (www.palindromx.co.uk  site en anglais) Il s’agit d’une société de biotechnologie dont le but est de développer des nouvelles technologies de diagnostics.

Il est le coordinateur  de « FindAKUre » (www.findAKUre.org site en anglais) qui est un consortium Européen, comprenant 5 participants (quatre Universités et une PME) qui travaillent en collaboration pour développer des stratégies nouvelles de thérapies pour l’Alcaptonurie.

Docteur Wendy INTRONE : 

Le Docteur Wendy INTRONE (M.D.) est Pédiatre, Généticienne Clinique et Généticienne Biochimique Clinique. Elle effectue de la recherche clinique sur des maladies génétiques rares au NIH (« National Institutes of Health ») à Bethesda, dans le Maryland aux USA.

Elle est un chercheur associé au Bureau du Directeur Clinique de l’Institut National de Recherche sur le Génome Humain. Elle travaille actuellement sur plusieurs protocoles cliniques, y compris deux protocoles d’étude de l’Alcaptonurie.

Elle a commencé ses recherches sur l’Alcaptonurie en 2000 par une étude sur l’Histoire Naturelle de cette maladie. Une partie de son travail sur ce protocole a consisté à évaluer plus de 70 patients atteints d’Alcaptonurie.

Les résultats de cette étude ont permis l’élaboration du protocole actuel pour évaluer l’utilisation de la Nitisinone comme traitement de l’Alcaptonurie. Cette dernière étude a commencé en 2005 et sera terminée au printemps 2009 (quelques mois seront ensuite nécessaires pour l'analyse des données, ainsi les résultats définitifs ne seront publiés que l'été 2009).

Docteur José Manuel FERNANDEZ-CANON :

Le Docteur J. M. FERNANDEZ-CANON est professeur de Biochimie et de Biologie Moléculaire, mais aussi chercheur à l’Institut de Biologie Moléculaire, Génomique et Protéomique à l’Université de Leon en Espagne.

C’est en 1987 qu’il a été diplômé en Biologie à l’Université de Leon et a fini son Doctorat (Département de Biochimie et Biologie moléculaire) en 1991 (sujet : incorporation de phénylacétate dans la molécule de pénicilline G).

Il s’intéresse particulièrement au catabolisme des composés aromatiques (phénylalanine / tyrosine et phénylacétate) chez les humains et le champignon Aspergillus nidulans.

Il a travaillé sur la caractérisation biochimique et génétique de ce chemin catabolique sur l’Aspergillus et les humains au CIB-CSIC (Haut Conseil Espagnol pour la Recherche Scientifique) à Madrid.

Suite à son travail et en utilisant des séquences du projet de génome humain (qui n’était pas terminé à cette époque, en 1995), il a découvert les bases moléculaires de l’Alcaptonurie.

Après Madrid, il a été à Portland (USA) pour étudier les caractéristiques d’un autre gène humain et ses allèles (gène de l’isomérase maleylacétoacétate). Il a aussi créé un modèle de souris dans lequel cet enzyme est insuffisant.

Prochainement, il va étudier l’évolution des cytochromes P450 (CYP504A1 et CYP504B1), lesquels interviennent tous les deux dans le catabolisme de l’acide phénylacétique (ils ont été clonés lors de travaux précédents).

Adam TAYLOR :

Adam TAYLOR (BSc) est un étudiant qui prépare sa thèse de Doctorat à l’Université de Liverpool.

Il poursuit activement ses recherches sur des échantillons de tissus atteints par l’Alcaptonurie et les compare avec les études in vitro développées au CHU de Liverpool.

Récemment, il a aussi commencé à étudier les enzymes présents dans l’Ochronose.

Ses recherches ont permis jusqu’à maintenant :

  • le développement d'un modèle in vitro de cartilage atteint d'Alcaptonurie-Ochronose,

  • l'identification de dépôts de pigments dans des tissus atteints d'Alcaptonurie-Ochronose

  • l'identification d'un modèle de fixation de pigment dans des échantillons de tissus atteints d'Alcaptonurie-Ochronose,

  • récemment, le développement d'un modèle 3-D in vitro de cartilage atteint d'Ochronose

Sous la direction de ses Directeurs de thèse, Adam enrichit nos connaissances sur l’identification des facteurs et des mécanismes impliqués dans l’accumulation du pigment dans les tissus atteints d’Alcaptonurie-Ochronose. Ainsi, nous espérons qu’en fin de compte ces nouvelles connaissances nous aideront à trouver un traitement efficace.

Docteur Sobhan VINJAMURI :

Le Docteur Sobhan VINJAMURI est Professeur et Spécialiste en Imagerie au Département de Médecine Nucléaire du Royal University Liverpool Hospital.

Docteur Annalisa SANTUCCI :

Le Docteur Annalisa SANTUCCI a obtenu son Doctorat en 1994.

Depuis 2006 elle est Professeur de Biochimie à la Faculté de Pharmacie de l’Université de Sienne (Italie).

Depuis 2008 elle est la Directrice du Centre Interdépartemental pour les études biochimiques des maladies ostéo-articulaires.

Elle a travaillé sur les relations structure / fonction des protéines en utilisant toutes les principales techniques de biochimie, d’immunochimie, de bioinformatique et de biologie moléculaire.

Depuis 1992 elle étudie les protéomes de S. cerevisiae, H. pylori, N. meningitidis, Cytomégalovirus, fibroblaste humain, ostéoblaste, chondrocytes, synoviocytes, neuroblastomes, rabdomiosarcome, ostéosarcome, adénocarcinome gastrique et pancréatique, plasma, sérum et urine.

Elle est l’auteur de plus de 150 publications internationales.

Elle est référencée dans les revues internationales telles que : « Proteomics », « Journal of Proteome Research », « Proteome science », « Expert Review of Proteomics », « Journal of Agricultural and Food Chemistry », « Journal of Chromatography », « Journal of Medical Microbiology », etc…

Ses activités d’enseignement à la Faculté de Pharmacie des Universités d’Urbino et Sienne incluent les domaines suivants : Génétique, Biochimie, Biologie Moléculaire, Biochimie Appliquée, Biochimie Macromoléculaire, Biochimie Industrielle, Biochimie Cellulaire, Méthodes de Biochimie, Méthodes Avancées de Biochimie, Biochimie Post-Génome et Bioinformatique.

Elle enseigne également à l’École de Biotechnologie Médicinale (Doctorants) de l’Université de Sienne.

Dans cette Université, elle préside les cours supérieurs de Biotechnologie pour la Santé Humaine et ceux de Biotechnologie Pharmaceutique.

Docteur Nicolas SIREAU :

Le Docteur Nicolas SIREAU est le Président de l’Association Britannique pour la Lutte Contre l’Alcaptonurie (« Alkaptonuria Society », communément appelée « AKU Society »).

Il est le père de deux enfants (8 et 5 ans) atteints d’Alcaptonurie.

Il est le principal collecteur de fonds de l’AKU Society et est très impliqué dans cette association depuis sa création en 2003.

Il est le fondateur et le Directeur de SolarAid (www.solar-aid.org site en anglais) une ONG (Organisation Non Gouvernementale) qui aide les régions les plus pauvres de l’Afrique à utiliser l’énergie solaire (individuellement et collectivement).

Il est l’auteur du livre « Make Poverty History » (éditions Palgrave Macmillan).

Il a obtenu son Doctorat en Psychologie Sociale en 2007.

Il est également l’un des Directeurs de GenSeq, une entreprise de bioinformatique.

Jean-Yves SIREAU :

Jean-Yves SIREAU est le fondateur et le PDG de la société de bioinformatique GenSeq Ltd (www.genseq.org site en anglais) une compagnie privée d'analyse de la santé et du génome des personnes.


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Lettre d'information n° 1 (octobre 2008)


Origine de l'ALCAP :

1) Création de l'AKU :

Nos deux petits-enfants, Julien (8 ans) et Daniel (5 ans) ont tous les deux l'Alcaptonurie.

Quelques jours après la naissance de Julien (en octobre 2000), ses parents (Nicolas et Sonya) ont remarqué que ses couches tournaient au rouge foncé.
Ils ont alors contacté un médecin en urgence, croyant que c'était du sang.
La réaction initiale du médecin urgentiste fut de dire que probablement Sonya avait dû manger du choux rouge. Les urines étaient colorées et comme elle allaitait le bébé, cela provenait de son lait !
Bien sûr, cela sembla une explication ridicule aux yeux des parents.

Leur médecin de famille fut plus sage. Il ordonna des tests d'urine. Ceux-ci prirent du temps et ce n'est que quelques mois plus tard qu'ils eurent confirmation que le bébé était atteint d'Alcaptonurie.
N'ayant jamais entendu parler de cette maladie, leur première réaction fut de consulter Internet. Les informations qu'ils obtinrent les alarmèrent : maladie génétique rare, dite orpheline, dommages aux cartilages et aux articulations, maladies du cœur et bien plus encore…

Ils furent encore plus inquiets lorsqu'à la naissance de leur deuxième enfant (Daniel) ils s'aperçurent qu'il avait, lui aussi, l'Alcaptonurie (il y avait une (mal)chance sur 16 que cela se produise).

Notre fils Nicolas (35 ans maintenant) et sa femme Sonya (britannique) habitent en Grande Bretagne.
Ils découvrirent sur internet qu'il existait une association de lutte contre l'Alcaptonurie (l' " Alkaptonuria Society ") basée à Liverpool et dirigée par Robert Gregory, lui-même atteint d'Alcaptonurie et sérieusement handicapé.
Cette petite association manquait de moyens (humains et financiers), aussi Nicolas s'y est-il complètement investi.
Aujourd'hui, l' " Alkaptonuria Society " (AKU), sous l'impulsion de Nicolas, a obtenu suffisamment de dons et de fonds pour créer un Centre de Recherche sur la maladie, au CHU
Pour plus de renseignements voir le site de l'AKU :
www.alkaptonuria.info

2) Création de l'ALCAP :

Nous, les grands-parents (Serge et Simone - 66 ans -), avons bien sûr décidé d'aider nos enfants et petits-enfants, mais aussi l'association britannique AKU.

Mais comme aucune structure associative n'existait en France en ce qui concerne l'Alcaptonurie, nous avons créé une association, l'ALCAP (Association pour la Lutte Contre l'Alcaptonurie), avec Christelle (mère d'un petit garçon ayant la maladie). Les statuts de l'ALCAP ont été déposés en janvier 2006.

Jusqu'à présent, nous avons aidé l'AKU en transférant nos dons en Angleterre et en traduisant le site de l'AKU pour sa version française.

Notre association française, l'ALCAP, fait partie de la FMO (Fédération des Maladies Orphelines) et nous participons aux activités de la FMO. Nous avons aussi obtenu le référencement sur Orphanet.


Cordialement,
Serge SIREAU
Président de l'ALCAP

serge@alcap.fr